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Décédé à 34 ans après une erreur médicale: "Que le nom des coupables soit écrit noir sur blanc"

David Bultel s'est vu prescrire 8 fois la dose quotidienne recommandé pour son traitement contre la toxoplasmose. malgré ses alertes au praticien, il est décédé. (Photo d'illustration).

David Bultel s'est vu prescrire 8 fois la dose quotidienne recommandé pour son traitement contre la toxoplasmose. malgré ses alertes au praticien, il est décédé. (Photo d'illustration). - Marc Le Chelard - AFP

Un père de famille de 34 ans est décédé après s'être vu administrer 8 fois la dose normale d'un médicament contre la toxoplasmose. Ni l'ophtalmologue qui lui a fait la prescription, ni le pharmacien, ni son généraliste, n'ont remarqué l'erreur. Sa famille vient de porter plainte. Sur RMC, sa femme dénonce "un immense gâchis".

Spécialistes, généralistes, pharmaciens, personne n'a rien vu. La famille de David Bultel vient de porter plainte, quelques mois après la mort de ce jeune père de famille de 34 ans résidant à Albi, victime d'une mauvaise prescription de médicaments.

Le 8 octobre dernier, David consulte un opthalmologue pour une tâche dans un de ses yeux. Le praticien diagnostique une toxoplasmose (maladie infectieuse dû à un parasite), lui prescrit un traitement adéquat. Mais il se trompe de posologie et lui administre 8 fois la dose recommandée. Ordonnance en main, le pharmacien ne fait pourtant aucune remarque.

Nausées, fatigue généralisée

Quand David retourne chez son ophtalmologue cinq jours après et lui décrit ses nausées, sa grande fatigue, le spécialiste ne change rien. Une semaine après son premier rendez-vous, David consulte alors son généraliste qui, lui non plus, ne détecte rien de particulier. Le soir même, David est pris de convulsions et meure à l'hôpital de Castres, deux jours plus tard.

"Désir de justice, pas de vengeance"

La compagne de David, Jeanne Bultel vient de déposer plainte, en se constituant partie civile. "Je ressens un immense gâchis. On était heureux, on allait se marier cet été, on avait deux enfants en bas âge qu'on élevait dans la joie. On est quand même dans un pays où les professionnels de santé sont compétents. Ça n'aurait pas dû arriver", déplore-t-elle sur RMC. Si elle porte plainte aujourd'hui, c'est "par désir de justice et pas de vengeance. J'ai besoin, pour moi et mes enfants, que les responsabilités soient reconnus et que le nom des coupables soient écrits noirs sur blancs".

Philippe Gril avec Louise Régent