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Démantèlement de la "jungle" de Calais: "Une pomme et de l’eau, et ils nous font un grand sourire"

Le démantèlement de la "jungle" de Calais touche à sa fin. Dans la soirée de mercredi, les autorités ont annoncé que 5.596 personnes avaient été "mises à l'abri" depuis trois jours. Sur place, ce n'est pas aussi simple.

« C'est vraiment aujourd'hui (mercredi) la fin de la Jungle", "il n'y a plus personne sur le camp", a répété mercredi soir la préfète du Pas-de-Calais Fabienne Buccio. Un premier car de mineurs est parti hier de la "Jungle" de Calais vers un centre d'accueil et d'orientation (CAO) dédié.

"Tout le monde est un peu perdu"

Mais mercredi soir, environ 300 mineurs (selon Médecins Sans Frontières) n'avaient pas pu être enregistrés au CAP (le centre de conteneurs en dur mis en place par l'Etat), spécialement dédié aux mineurs. Résultat, ils ont passé la nuit dehors, dans la "jungle" de plus en plus dangereuse depuis son démantèlement, d'autant plus que de nombreux départs de feux ont été remarqués hier.

Une situation que déplore Marion, bénévole de l’association Utopia 56, qui faisait encore des maraudes mercredi soir. "Tout le monde est un peu perdu. La destruction de la jungle par les flammes a été précipité, ça n’a pas aidé à trouver des solutions d’hébergement pour tout le monde. C’est un peu difficile de voir tous ces gens-là un peu perdus. On leur donne une pomme et de l’eau, ils nous font un grand sourire. Alors que c’est juste une pomme et de l’eau".

CP (avec AM)