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Des Français partis faire le jihad toucheraient encore leurs allocations

Des allocations seraient toujours versées à des Français partis faire le jihad.

Des allocations seraient toujours versées à des Français partis faire le jihad. - DR

Infos RMC. Des députés UMP veulent une commission d'enquête parlementaire sur la question des allocations familiales qui continuent, d'après eux, à être versées à des Français partis faire le djihad en Syrie ou ailleurs.

Des allocations malgré un départ au jihad? Alain Marsaud (député UMP des Français établis hors de France) et Thierry Mariani (député UMP des Français de l'étranger) doivent déposer conjointement une résolution à l'Assemblée avant la fin de la semaine sur la question des allocations familiales, qui continueraient à être versées à des Français partis faire le jihad.

Objectif: permettre aux parlementaires d'enquêter sur ces soupçons de versement. La règle veut que lorsqu'un citoyen part plus de quatre mois à l'étranger, les allocations, y compris le RSA, cessent de lui être versées. Mais, dans la pratique, les choses se compliquent.

Jusqu'à 2200€ d'allocations par mois

La CAF (Caisse d'allocations familiales) doit, en effet, prouver que l'allocataire a bien quitté son domicile Or, elle dispose de moyens de vérification particulièrement minces. Les CAF n'ont par exemple pas le droit de croiser leurs données avec celles de la police, pour ne pas porter atteinte aux libertés individuelles.

La solution reste donc d'envoyer un agent au domicile de l'allocataire. Mais lorsque le nom se trouve toujours sur la boite aux lettres, la présomption prime sur le doute, et les allocations continuent d'être versées.

Selon Alain Marsaud, les CAF de la région Sud-Ouest compteraient une dizaine de cas de personnes parties faire le djihad en Syrie et qui toucheraient toujours leurs allocations. L'un d'eux continuerait par exemple de percevoir 2.200 euros chaque mois.

E.B. avec Amélie Rosique