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Disparues de Perpignan: "Il faut continuer à se battre", dit Marie-Josée, la mère de Tatiana Andujar

DOCUMENT RMC - L'affaire des disparues de Perpignan, c'est l'histoire de la disparition de quatre jeunes femmes dans le quartier de la gare entre 1995 et 2001. Si Jacques Rançon a avoué ce mardi le meurtre de Marie-Hélène Gonzales, une de ces "disparues", quid de Tatiana Andujar (17 ans) disparue en 1995 et dont le corps n'a jamais été retrouvé? Ce mercredi, pour la première fois, Marie-Josée, sa mère, s'exprime.

Nouveau rebondissement dans l'affaire des "disparues de Perpignan". En effet, 19 ans après les faits, Jacques Rançon, déjà mis en examen pour l'assassinat de Moktharia Chaib une jeune femme de 19 ans en 1997, a avoué ce mardi un second meurtre, celui de Marie-Hélène Gonzalez, en 1998. Cette jeune femme de 22 ans, avait été retrouvée morte, mutilée au niveau du sexe, la tête et les deux mains coupées.

Pour rappel, le spectre d'un tueur en série avait secoué la ville catalane à la fin des années 1990, avec la disparition de quatre jeunes femmes dans des circonstances similaires et toutes près de la gare. En septembre 1995, une lycéenne de 17 ans, Tatiana Andujar, avait été la première à disparaître dans le quartier. Elle n'a jamais été retrouvée. Ce mercredi, Marie-Josée, sa mère, témoigne pour la première fois. Comment a-t-elle réagi en apprenant les aveux de Jacques Rançon?

"L'espoir qu'un jour on obtienne des réponses"

"Je l'ai très mal vécu, assure-t-elle sur RMC. Cela a été un choc émotif à chaque fois. Je me suis aussi posé beaucoup de questions, notamment de savoir s'il (Jacques Rançon, ndlr) a quelque chose à voir dans la disparition de Tatiana". Elle dit aussi "se mettre à la place des parents concernés. Je partage leur soulagement mais aussi leur peine qui doit être énorme car aujourd'hui tout remonte à la surface".

Quant à la disparition de sa fille, Marie-Josée, très digne, est loin de se montrer accablée: "Il faut continuer à se battre, s'accrocher, avoir l'espoir qu'un jour on obtienne des réponses. C'est le cas aujourd'hui pour trois des affaires de Perpignan. Reste celui de ma fille mais je suis confiante. J'ai confiance en la justice, en la police car je sais qu'ils vont continuer à essayer d'élucider le mystère de la disparition de ma fille".

Maxime Ricard avec Antoine Perrin