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Divorce de Brad Pitt et Angelina Jolie: "Tout n'est pas blanc dans leurs vies et ça nous rassure"

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La nouvelle est tombée mardi: Angelina Jolie demande le divorce après deux ans de mariage avec Brad Pitt, 12 ans de vie commune et six d'enfants. Pour le psychanalyste Pascal Neveu, ces couples de stars seraient nos "nouveaux héros", ce qui explique notre intérêt pour la rupture du duo le plus glamour d'Hollywood.

Brad Pitt et Angelina Jolie divorcent. Le couple le plus célèbre d'Hollywood n'est donc pas différent du commun des mortels. Mais selon le psychanalyste Pascal Neveu, nous avons aussi besoin de voir chuter nos héros pour nous sentir vivants.

"Ce couple de stars a fait rêver les gens. Ca les renvoie à tout une série de contes de fées dont ils sont biberonnés depuis leur tendre enfance, mais aussi sur une vie qui est aussi comme la nôtre: une possibilité d'avoir des conflits dans le couple, d'avoir de l'infidélité, des maladies…

Ce couple nous fait rêver d'autant plus que l'on a assisté au début de leur histoire dans 'Mr. & Mrs. Smith', et même à la fin de leur histoire avec le film 'Vue sur la mer'. Certains y voyaient déjà l'annonce de leur séparation.

"Une forme d'hystérie collective"

On a besoin de fantasmer et de se raconter des histoires, on édulcore les choses et on se les réapproprie. Cela nous permet d'oublier notre quotidien. Combien de gens ont rêvé d'être Brad Pitt ou Angelina Jolie? Combien de gens ont rêvé de vivre leur idylle?

Et quand ça s'effondre, il y a une sorte d'hystérie collective qui fait qu'on va se lamenter alors que les drames de notre société actuelle dépassent réellement cette séparation.

Ce sont nos nouveaux héros, nos nouveaux romans. Ils sont comme Roméo et Juliette ou Mme Bovary, tous ces romans qui se terminent de manière tragique. C'est ce que l'on recherche: quand vont chuter ces étoiles, ce qui va leur arriver. Dans les magazines people il y a toujours une petite faille chez ces personnes qui nous fait dire 'tiens ils sont comme nous'.

Même s'ils sont sûrement déconnectés, leur quotidien ressemble au nôtre: ils se lèvent, ils prennent leur petit-déjeuner, ils doivent élever leurs enfants avec plus ou moins de difficulté. Tout n'est pas blanc dans leurs vies et ça nous rassure. On a besoin de ça pour rêver à quelque chose qui pourrait nous arriver.

Nous canalisons nos peurs, nos craintes. Nous avons besoin, comme les enfants, de nous raccrocher à des contes de fée, à des petites histoires où les héros vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. C'est réellement l'histoire du prince et de la princesse.

Et nous sommes quand même contents que ça ne fonctionne pas puisque qu'on se dit que notre vie n'est pas si pathétique que ça! Au fond certains se réjouissent des drames qui arrivent à autrui, ça nous rassure sur notre propre existence et on se sent vivants".

P.B.