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Dons d'organes: "il n'y a pas d'âge pour donner"

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A l'occasion de la 16e journée nationale de réflexion sur le don d'organes, l'agence de biomédecine lance une campagne d'information sur le sujet. En France, c'est le principe de consentement présumé qui s'applique.

"Vous êtes donneur sauf si vous dites que vous ne voulez pas être donneur". C'est le slogan de la campagne lancée ce mercredi par l'Agence de la biomédecine. Après la polémique d'avril 2015, l'heure est à la pédagogie. Un amendement prévoyait en effet de se passer de l'avis des familles pour prélever un organe sur un défunt.

Un nouvel amendement, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2017, prévoit de renforcer le principe de consentement présumé.

Françoise a perdu son mari il y a 15 jours suite à une hémorragie cérébrale. Quand la question du don d'organes lui a été posée, elle n'a pas hésité: "Ma réponse a fusé immédiatement: j'ai dit oui. Il se trouve que deux ans auparavant au bord du canal du midi, nous avions évoqué ce sujet-là et il avait dit qu'il souhaitait 'servir à quelque chose', ce sont ses mots. On a pu lui prélever les reins, le foie et les poumons. Savoir que les organes de mon mari ont pu sauver des vies, savoir qu'il va pouvoir continuer à manger, à boire du bon vin, c'est très précieux".

21.000 personnes en attente de greffe en France

Mais peu de personnes expriment leur souhait. Le nouvel amendement devrait donc faciliter les choses: "La famille se sentait en l'absence de positionnement dans l'obligation de prendre position à la place du défunt. Ce que souhaite la loi, on est donneur tant qu'on n'a pas exprimé son refus", explique le professeur Olivier Bastien, directeur du prélèvement à l'agence de la biomédecine.

D'ailleurs, "il n'y a pas d'âge pour donner ses organes, c'est l'âge physiologique qui compte. Certaines personnes de 80 ans peuvent donner un rein", précise le professeur Olivier Bastien de l'agence de biomédecine.

Et si l'on ne souhaite pas donner ses organes, on peut s'enregistrer sur un registre du refus sur Internet ou par courrier.

Aujourd'hui 21.000 personnes sont en attente de greffe en France.