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Dropped: "Probablement un problème de pilotage"

Huit Français, dont la navigatrice Florence Arthaud et la nageuse Camille Muffat, sont morts en Argentine sur le tournage de l'émission de TF1 "Dropped", quand deux hélicoptères affrétés par la production sont entrés en collision. Pour Jean-Pierre Otelli, spécialiste des crashs aériens, l'accident a probablement été causé par une erreur de pilotage.

Il est encore trop tôt connaître les raisons du crash, lundi en Argentine, des deux hélicoptères utilisés pour le tournage de l'émission de télé-réalité "Dropped", et dans lequel a péri huit Français, dont la navigatrice Florence Arthaud, la nageuse Camille Muffat et le boxeur Alexis Vastine. Les deux hélicoptères venaient de décoller d'un terrain de football à Villa Castelli quand ils se sont heurtés. Les deux hélicoptères avaient été prêtés par les autorités locales pour la production de ce programme télévisé. Selon la radio locale Fenix, dans chacun des appareils voyageaient cinq personnes (quatre Français et un pilote argentin).

"Le vol en patrouille est un vol particulier"

"On verra ce que dira l'enquête, mais il est probable que c'est un problème de pilotage", a expliqué Jean-Pierre Otelli, spécialiste des crashs aériens, ce mardi chez Jean-Jacques Bourdin. Les conditions étaient bonnes, il faisait beau, et les appareils venaient de décoller pour ensuite voler en patrouille. "Le vol en patrouille est un vol particulier, a souligné Jean-Pierre Otelli. Lorsque deux machines se rapprochent, il faut avoir certaines compétences pour faire ce genre de chose. Le vol en patrouille serrée en hélicoptère c'est beaucoup plus difficile qu'en avion, puisque il y a des rotors qui tournent. En avion en patrouille, on peut voler avec une distance d'un mètre, alors qu'en hélicoptère vous devez garder la distance des rotors. Si vous avez la moindre erreur de pilotage dans ce genre de choses, c'est évidemment la catastrophe".

"L'hélicoptère n'est pas plus dangereux que l'avion".

Les autorités argentines ont débuté leur enquête sur place. Pour Jean-Pierre Otelli, "il faudra notamment voir si le choc s'est produit avec des trajectoires convergentes – si les hélicoptères se déplaçaient l'un vers l'autre, ou s'ils étaient côtes à côtes dans un vol en formation". Le spécialiste, qui a précisé que "l'hélicoptère n'est pas plus dangereux que l'avion".

P. Gril avec JJ. Bourdin