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Économie: beaucoup de gagnants et quelques perdants dans le budget 2023

Le budget 2023 a été présenté par le gouvernement, ce lundi. Il est loin d'être à l'euro près comme l'a affirmé Bruno Le Maire, ministre de l'Économie. En termes de catégories sociales, presque tout le monde gagne, y compris les Français les plus aisés. Il y a, tout de même, quelques perdants...

Ce n'est pas un budget de rigueur, loin d'être à l'euro près, comme l'a affirmé le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire. Le budget 2023 a été présenté, ce lundi, en Conseil des ministres. Ce qui est sûr, c'est qu'en termes de catégories sociales, presque tout le monde y gagne, même les plus aisées.

C'est vrai en matière d’impôts, grâce au relèvement du barème de l'impôt sur le revenu face à l’inflation. Cela permettra à ceux qui ont vu leur salaire augmenter, notamment ceux qui touchent le Smic, de continuer à ne pas payer d'impôts. Pour ceux qui sont imposés, ils devraient en payer moins. Coût de l'opération pour l'État: 6,5 milliards d'euros.

Presque tous les budgets en hausse

C’est vrai aussi pour les factures énergétiques: le nouveau bouclier tarifaire limitera la hausse de la facture d'énergie pour tout le monde à 15%. Les petites entreprises aussi sont mieux protégées.

Dans tous les ministères, il y a presque que des gagnants. Tous les budgets sont à la hausse sauf les anciens combattants et Bercy. Il y aura aussi plus de fonctionnaires, près de 11.000 recrutements.

Cependant, il y a quand même quelques perdants. Le gouvernement avait promis aux propriétaires de limiter la hausse des valeurs locatives qui servent à calculer la taxe foncière, ce sera quand même presque 6%.

Un effort demandé aux laboratoires pharmaceutiques

Pour les automobilistes, ce sera la fin des ristournes sur les carburants en janvier. La seule mesure carburant sera à la main des employeurs: ils auront la possibilité de doubler l'indemnité annuelle de carburant, soit de 200 à 400€, sans impôts. Pour les fumeurs, une hausse de 10% des prix du tabac sur deux ans.

Enfin, il est demandé aux laboratoires pharmaceutiques un milliard d'euros pour financer la santé dans le budget Sécurité sociale.

Emmanuel Lechypre