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Anne-Cécile Mailfert sur le sexisme ordinaire: "La vie quotidienne des femmes est pénalisée"

Anne-Cécile Mailfert, porte-parole d' "Osez le féminisme", lors d'une manifestation le 26 août 2013 à Paris.

Anne-Cécile Mailfert, porte-parole d' "Osez le féminisme", lors d'une manifestation le 26 août 2013 à Paris. - Thomas Samson - AFP

Le gouvernement a annoncé le lancement d'une campagne contre le "sexisme ordinaire". Campagne qui démarre ce jeudi, et se tient jusqu’au 8 mars 2017. Objectif: combattre les comportements "nichés dans notre inconscient collectif".

Des clichés comme "t’es énervée, t’as tes règles?", ou les remarques sur les tenues vestimentaires ou encore les sous-entendus sur la promotion canapé. Pour Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes, le sexisme ordinaire se retrouve dans la vie de tous les jours, à commencer dans la rue. Elle l'a expliqué ce jeudi sur RMC.

"On se ballade dans la rue, tranquille, en jupe, et puis on va avoir des hommes qui vont faire des remarques, qui peuvent parfois prendre la forme de compliments, mais parfois plutôt même des insultes. C'est vrai qu'on peut avoir l'impression que finalement, ce n'est pas si grave que cela. En fait c'est grave, parce que ensuite, les femmes qui en sont victimes vont se dire que c'est de leur faute, qu'elles n'avaient qu'à ne pas mettre une jupe. Et donc, elles vont changer leur comportement. Elles vont arrêter de mettre des jupes. Et puis, elles vont aussi changer d'itinéraire. Donc en fait, on voit que leur vie quotidienne est pénalisée par ce sexisme qui est dans la rue".

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C. P. avec Benoît Ballet