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Assurance-chômage: faut-il mettre fin au régime spécial des députés?

Le premier questeur de l'Assemblée nationale, Florian Bachelier, doit présenter ce mercredi le premier volet de son plan d'économies pour le Palais-Bourbon. Parmi les pistes proposées: l'alignement du régime spécial d'indemnités chômage sur le régime général.

Objectif: 1 million d'euros d'économies cette année, 10 millions en 2018. Le premier questeur de l'Assemblée nationale, Florian Bachelier (LREM), présentera ce mercredi le premier volet de son plan d'économies.

Toute dépense superflue sera supprimée et les derniers privilèges des députés abolis. Au quotidien, les députés vont être encouragés à trouver des alternatives au taxis et à utiliser les VTC, le métro voire le Vélib'. La questure va encourager la colocation entre députés plutôt que l'hôtel.

Fin de la gratuité du train pour les anciens députés

Outre la fin de la gratuité du train pour les anciens députés, déjà mise en œuvre, le collège des questeurs veut supprimer, à compter du 1er janvier 2018, les privilèges dont jouissent actuellement pendant dix ans les anciens présidents de la chambre basse (voiture avec chauffeur, collaborateur, bureau à l'Assemblée nationale), ce qui représente une économie de "330.000 euros par an".

Dans leur viseur également, les régimes de retraites et d'assurance chômage spécifiques des députés: ils seront, à terme, alignés sur les régimes généraux. Le régime d'indemnités chômage prévoit que le député touche 100% de son indemnité pendant 6 mois, puis 70% le semestre suivant et ainsi de suite pendant 6 semestres soit 3 ans.

> Une question d'exemplarité estime Florian Bachelier, député LREM d'Ille-et-Vilaine:

"Il y a une dimension d'exemplarité. Nous, la majorité, nous portons un engagement d'harmonisation et je trouve pertinent que les députés, donc le législateur commence par s'appliquer lui-même ce système. Il est impossible de mesurer l'impact de cette mesure car on ne peut pas savoir qui seront les députés qui ne seront pas reconduits ou les députés qui retrouveront un emploi. Là, on est sur l'idée de l'exemplarité du Parlement. C'est une mesure qui va en ce sens".

> Démagogique pour René Dosière, ancien député PS:

"Le système général coûte 40% plus cher que le système que les députés ont mis en place. Il est par ailleurs beaucoup plus injuste puisque dans le système député, l'allocation est dégressive et prend en compte les revenus, ce qui ne se passe pas dans le régime général. On présente le système parlementaire parce qu'il est spécifique comme un privilège. Il se trouve que les députés ont mis en place un système qui est beaucoup plus économe que le système général".

Annabel Roger (avec P.B.)