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Le retrait de l'âge-pivot satisfait-il les grévistes? "C'est venu masquer tout le reste, mais ce n'est pas le problème principal!"

Le gouvernement a reculé samedi sur la question controversé de l'âge-pivot. Pas forcément de quoi convaincre les contestataires de cette réforme des retraites.

L'exécutif estime que le conflit social sur les retraites est arrivé samedi à un "tournant" après le retrait, sous conditions, de l'âge pivot de 64 ans, qualifié de "compromis constructif et de responsabilité" par Emmanuel Macron. Mais les syndicats ne sont pas tous d'accord avec ce constat. 

Samedi dans les rues de Paris, les manifestants ont appris durant la manifestation de contestation de cette réforme que le gouvernement reculait sur l'âge pivot pour accéder à une retraite à taux plein.

"L'âge-pivot, l'âge-pivot... C'est un problème, mais il y a bien plus grave !"

Une annonce qui n'entame en rien la volonté de manifester de Vincent, salarié du privé, élu CGT au Crédit Lyonnais.

"Contrairement à ce qu'on entend, ce n'est même pas le principal de cette réforme, c'est venu masquer tout le reste. L'âge-pivot, l'âge-pivot... C'est un problème, mais il y a bien plus grave !
Moi je vais perdre un quart de ma pension avec cette réforme. J'ai un salaire de cadre donc j'ai de la chance, mais ceux qui ont un salaire de technicien avec des retraites à 1.500 euros, s'ils perdent un quart ils vont manger des cailloux à la retraite eux." 
Thomas Chupin (avec J.A.)