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Loi Travail, à l'Assemblée les appels au dialogue se multiplient: "Il y a encore des marges de négociation"

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Face au mouvement de grève et aux blocages qui se poursuivent, les appels au dialogue se multiplient à l'Assemblée nationale pour sortir du bras de fer entre les syndicats et le gouvernement.

Blocage des syndicats contre fermeté du gouvernement sur la loi Travail. La situation semble au point mort alors que les grèves s'étendent ce mercredi. Après les raffineries et dépôts de carburant, la branche énergie de la CGT appelle également à cesser le travail.

Mais à l'Assemblée, le dialogue n'a jamais été rompu avec certains syndicats, notamment avec Force ouvrière, pourtant farouchement opposé à la loi Travail. Une confidence signée Christophe Sirurgue, le rapporteur du texte. 

Tendre la main aux syndicats

A l'Assemblée, des députés socialiste mettent la pression sur le gouvernement. Pour Karine Berger, députée PS des Hautes-Alpes, il faut tendre la main aux syndicats hors CGT. 

"Je suis persuadée qu'il y a encore des marges de négociation, peut-être pas avec tous les syndicats mais avec certains qui pour l'instant ne sont pas d'accord avec le texte. Croyez-moi, beaucoup de gens au Parti socialiste essayent de trouver ces voies de négociation et ces voies de dialogue", affirme la députée. 

Une fois n'est pas coutume, les socialistes parlent d'une même voix, y compris les frondeurs comme Pascal Cherki.

"Je souhaite que le gouvernement et les organisations syndicales retrouvent les voies et les moyens d'un dialogue qui doit être dans un premier temps officieux, vu l'état de tension qu'il y a, mais qui peut très rapidement déboucher sur des évolutions substantielles du texte", espère le député de Paris qui se dit prêt à voter la loi "s'il y a un compromis". 

Trouver un compromis sans dénaturer la loi Travail aurait deux avantages pour le gouvernement: mettre fin au blocage des raffineries en isolant la CGT et éviter la menace d'une motion de censure des frondeurs lorsque la loi Travail reviendra à l'Assemblée en juillet.

C. B avec Annabel Roger