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Nicolas Sarkozy nie avoir parlé du «vrai travail»

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Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi sur TF1 vouloir parler le 1er mai, lors d'un rassemblement à Paris, de la «valeur travail» mais il a nié avoir utilisé l'expression «vrai travail» qui lui a valu les foudres de la gauche et des syndicats.

«Non, non, je n'ai pas dit du vrai travail». Invité mercredi soir du 20 heures de TF1, Nicolas Sarkozy dément avoir prononcé ces mots qui fâchent la gauche, les syndicats et les demandeurs d'emploi. «Je veux faire du 1er-Mai une fête du travail (...) C'est une fête pour célébrer la valeur travail».
Pourtant, le président-candidat a bien employé l'expression «vrai travail» lundi, au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle, en annonçant son intention d'organiser ce grand rassemblement place du Trocadéro à Paris. «Le 1er mai, nous allons organiser la fête du travail mais la fête du vrai travail, de ceux qui travaillent dur, qui sont exposés, qui souffrent», avait-il alors expliqué à la presse.
Son adversaire socialiste, François Hollande, l'a aussitôt accusé de vouloir diviser les salariés. La CGT a pour sa part dénoncé une «provocation», estimant que le rassemblement annoncé «sur le thème fallacieux du vrai travail [n'avait] d'autre objectif que de diviser les salariés et stigmatiser leurs organisations syndicales». La CFDT s'est aussi inquiétée d'un détournement politique de la fête traditionnelle du travail.

Sarkozy oppose le public au privé

Mercredi soir sur TF1, Nicolas Sarkozy s'est de nouveau expliqué sur son initiative en faisant la distinction entre les salariés «sous statut» de la fonction publique et ceux qui «travaillent dans les usines ou dans les entreprises».
Pour ces derniers, «quand la crise frappe, que le carnet de commandes diminue, qu'il y a du chômage partiel, le salaire n'est plus versé ou il est versé à 30% ou à 40%», a plaidé le président sortant. Donc je souhaite parler du travail, le travail tel que je le considère, le travail qui permet l'émancipation de l'homme. Nous allons nous rassembler pour parler de cela».

La Rédaction avec Reuters