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Pourquoi le dernier volet de l'assurance chômage risque de pénaliser les jeunes et les intermittents

A la clé, selon l’Unédic, des économies d’environ 1,9 milliard d'euros l'année prochaine. Mais cette réforme devrait affecter négativement 1,7 million de personnes.

Le dernier volet de la réforme de l’assurance-chômage entre en vigueur ce mercredi. Il faut désormais avoir travaillé 6 mois au lieu de 4 pour bénéficier d'une indemnisation.

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Cette réforme devrait affecter négativement 1,7 millions de personnes et notamment les jeunes et les saisonniers. Ceux qu'on appellent les permitants qui alternent du travail et du chômage, ils ont souvent des contrats courts, CDD ou mission d'intérim. Par exemple, c'est le cas des saisonniers. Ils travaillent à la montagne l'hiver, à la plage l'été, et pourraient ne pas réussir à atteindre les 6 mois de travail nécessaires pour toucher leur droits.

1,9 milliards d'économie en 2022

Ensuite, il y a les jeunes qui entrent sur le marché de l'emploi, il leur faudra six mois de contrat pour espérer toucher l'indemnité chômage selon les syndicats, ils seront poussés à enchaîner les petits contrats prêts à accepter n'importe quoi à n'importe quel salaire au détriment de leur plan de carrière.

Une étude d’impact de cette réforme a été réalisée par l’Unédic en prenant en compte le durcissement des règles de la dégressivité pour les plus hauts revenus et l’application des conditions plus strictes pour ouvrir de nouveaux droits au chômage. Cette réforme permettrait d'économiser environ 1.9 milliards d'euros en 2022.

Romain Poisot avec Guillaume Descours