RMC

Réforme des retraites: Edouard Philippe en première ligne face à une majorité partagée

Plutôt épargné il y a un an lors de la crise des gilets jaunes, Edouard Philippe se retrouve en première ligne. C'est lui qui a proposé de réunir à nouveau les partenaires sociaux vendredi. Le Premier ministre doit aussi gérer une majorité partagée.

C'est le sujet qui crispe la majorité, mais Edouard Philippe n'en démord pas: "Cette mesure d'âge pivot constitue un vrai progrès et une vraie mesure de justice sociale", a-t-il lancé à l'Assemblée nationale.

De quoi sérieusement agacer les députés tendance aile gauche. Pour Delphine Bagarry, le Premier ministre n'a pas d'autre choix que lâcher du lest pour sortir de la crise: "On a laissé les choses se dégrader. Il faut arrêter l'âge pivot. Il ne faut plus cette notion d'âge pivot. C'était la ligne rouge à ne pas dépasser. Il faut revenir dessus".

"Il faut laisser avancer une négociation qui est difficile"

Mais Edouard Philippe n'est pas arc-bouté, certifient plusieurs élus marcheurs à l'image du Rhodanien, Bruno Bonnell: "Edouard Philippe est le bon capitaine. L'équipe qui est avec lui est constituée de bons négociateurs, ils vont trouver des solutions, il faut leur faire confiance et laisser avancer une négociation qui est difficile. C'est difficile d'accoucher d'une nouvelle France et de faire des transformations. Forcément ça créé des tensions mais je suis persuadé que le bon sens va l'emporter".

Edouard Philippe, homme du compromis rapide pour les uns... mais fusible, en cas d'échec de la réforme, pour d'autres.

Paul Barcelonne