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Retour des "emplois francs": "Ça ne remplacera pas les emplois aidés"

Ces emplois subventionnés, destinés aux personnes résidant dans les quartiers populaires, avaient disparu en 2015, après des essais non concluants.

Les emplois francs de retour. Ces emplois subventionnés, destinés aux personnes résidents dans les quartiers populaires, avaient disparu en 2015 après des essais non concluants.

Sous le précédent quinquennat, seuls 250 contrats avaient été signés entre 2013 et 2014 sur un objectif initialement prévu de 10.000 sur trois ans, contraignant le gouvernement à arrêter les frais.

Cette fois-ci, il n'y a plus aucun critère d'âge, la mesure n'est pas donc pas uniquement à destination des jeunes de moins de 30 ans. L’expérimentation a débuté le 1er avril dernier dans sept territoires, dont le département de la Seine-Seine-Denis.

Jusqu'à 5000 euros de prime

L'idée est de donner une prime aux employeurs qui embauchent une personne résidant dans un quartier prioritaire en CDI (prime de 5000 €/an sur 3 ans maximum) ou en CDD de plus de six mois (2500 €/an sur 2 ans maximum). Cette prime vaut pour l’employeur, entreprise ou association.

Audrey Renault, présidente d'une association d'insertion à Pierrefitte, en Seine-Saint-Denis, vient d'embaucher, grâce a ses aides, une jeune salarié:

"Ça m'a conforté dans ma décision de l'embaucher tout de suite. Il y a plein de jeunes diplômés dans les quartiers qui ne trouvent pas de boulot. C'est sûr que ça facilite si en plus on touche une subvention, mais ça ne remplacera pas les emplois aidés. Ça ne va pas accompagner les salariés les plus en difficultés qui ont besoin de formations". 
B.M avec Bourdin Direct