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Fausse victime des attentats du 13-Novembre: comment Alexandra D. a été démasquée

Présentée au tribunal correctionnel le 27 juin à l'issue de sa garde à vue, cette trentenaire avait obtenu un délai pour préparer sa défense. Elle doit être jugée ce jeudi à Paris.

Couronne de fleurs sur la tête, elle s'était faite la porte-parole des "terrasses" du 13-Novembre. 

Inscrite sur la Liste unique des victimes, établie par le parquet, Alexandra D. aurait notamment touchée 20.000 euros du Fonds de garantie des victimes de terrorisme. Pourtant, tout était faux. 

Fausse victime présumée des attentats, cette trentenaire comparaît jeudi à Paris pour escroquerie et faux témoignage. 

Prise en photo par l’agence France presse, Alexandra D, était rapidement devenue l’un des visages des victimes des attaques du 13 novembre 2015. Cette femme de 32 ans avait ainsi affirmé aux journalistes avoir été blessée au Carillon.

Une habituée du Carillon... qui n'y était pas

Preuve à l’appui: elle avait posté sur les réseaux sociaux une photo de la cicatrice que lui avait laissé une balle de kalachnikov à l’intérieur du coude. Mais des incohérences dans son récit avaient attiré l’attention.

Sur des vidéos tournées par des médias étrangers au lendemain des attaques, la jeune femme avait expliqué qu'elle était une habituée du Carillon, mais qu'elle n'y était pas le soir des attentats.

Après un signalement de l’association de victimes, Life for Paris, dont elle était un membre très actif, une enquête a été ouverte en janvier dernier par le parquet de Paris.

Aujourd’hui, une quinzaine de personnes ont été condamnées pour tentative d'escroquerie ou escroqueries liées aux attentats de 2015. 

Margaux Bédé et X.A