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Femme tuée à Cagnes-sur-Mer: ce que l'on sait de son compagnon déjà visé par des plaintes pour violences

Samedi en fin de matinée, un habitant a aperçu un pied dépassant d'un tas d'ordures sur un parking fréquenté par des SDF.

Salomé G., 21 ans, est la 100e victime de féminicide recensée en France depuis début 2019. Pourtant, sa mort aurait pu, une nouvelle fois, être évitée.

Des plaintes déposées par une ex-petite amie en 2016 avaient été classées "sans suite" faute de pouvoir être étayées, selon la procureure de Grasse, Fabienne Atzori.

D'autres plaintes, en 2017 et en 2018, avaient notamment été déposées pour "menaces, finalement retirée, et pour "violences", classée, par la mère d'Amin, le principal suspect du meurtre de Salomé, sa compagne, retrouvée sous un tas de détritus dans une impasse samedi.

Ainsi, en janvier 2016, le jeune homme aurait ligoté les chevilles et les poignets avec du scotch de son ex-compagne avant de la placer dans une baignoire en lui plongeant régulièrement la tête sous l'eau. 

La jeune femme, mineure au moment des faits, a porté plainte cinq mois plus tard. Mais ni l'examen médical de la jeune fille, ni la perquisition au domicile de son petit ami ne permettent d'accumuler assez de preuves. La plainte est alors classée sans suite.

L'ex-employeur de la jeune femme tuée le weekend dernier assure, de son côté, que ce jeune homme était extrêmement jaloux et qu'il venait surveiller sa petite amie très régulièrement sur son lieu de travail.

"Il a menacé plusieurs fois certains de ses collègues... Je m'en suis mêlé, il m'a alors harcelé par SMS" explique ce gérant d'une pâtisserie sur RMC.
Jean-Baptiste Bourgeon avec Xavier Allain