RMC

Filippetti défend Valls sur RMC

Aurélie Filippetti était l'invitée de Jean-Jacques Bourdin lundi 30 septembre sur RMC et BFMTV

Aurélie Filippetti était l'invitée de Jean-Jacques Bourdin lundi 30 septembre sur RMC et BFMTV - -

La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti était l'invitée de Jean-Jacques Bourdin ce lundi matin. Elle est revenue sur le retour de Bertrand Cantat et sur la polémique autour des propos de Manuel Valls sur les Roms.

Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture et de la Communication était l'invité de Jean-Jacques Bourdin, ce lundi matin.

Sur le retour de Bertrand Cantat

Aurélie Filippetti : « Il a purgé sa peine et bien entendu il a commis un geste gravissime et nous pensons tous à Marie Trintignant et à sa famille mais il a purgé sa peine, c’est un principe de droit pénal. L’avantage des artistes c’est que personne n’est obligé d’écouter son disque ou d’aller le voir en concert ».

Valls juge insupportables les critiques de Duflot

Aurélie Filippetti : « Valls a été choqué par la violence, l’outrance de certains des propos employés à son endroit. Il y a eu plusieurs paroles prononcées avec des amalgames qui n’auraient pas dû avoir lieu. Valls a une tache extrêmement difficile. Je le soutiens totalement ainsi que l’ensemble du gouvernement. Il y a une seule ligne dans le gouvernement. Cette ligne n’est contestée par personne, elle est dans la circulaire de 2012. Valls a lancé une nouvelle politique de naturalisation et a a abrogé la circulaire Guéant. Il a établi une nouvelle politique de visa. Il y a eu des amalgames de ses propos ».

Aurélie Filippetti : « Il y a des comparaisons qui n’ont pas lieu d’être avec des périodes de l’histoire qu’il vaut mieux respecter dans leur singularité ».

Aurélie Filippetti : « Il ne faut pas essayer de toujours donner des leçons de morale aux autres. Quand on est ministre de l’Intérieur, on sait qu’il y a des équilibres difficiles à mettre en place ».

>> Manuel Valls a-t-il un bon bilan ?

Hollande à Florange, une journée « flinguée » par Duflot ?

Aurélie Filippetti : « La journée n’a pas été flinguée. Ce qu’on peut regretter c’est que les journalistes en ont trop parlé. Ce n’est pas une divergence sur le fond, la circulaire n’a pas été remise en cause. Il a montré son autorité, sereine, assumée, il s’était engagé à retourner à Florange, il y est retourné avec des propositions. C’était un beau moment politique, il n’y en a pas tant que ça ».

Aurélie Filippetti : « Moi j'essaie d’être respectueuse du président de la république et des institutions. Ce qui est important c’est qu’il était heureux de sa journée avec les salariés de Florange. Je regrette que ces 24 mois de lutte des salariés n’aient pas été respectés ».

Sur l’autorité de François Hollande

Aurélie Filippetti : « Personne ne remet en cause la politique du gouvernement. On peut se payer des tribunes, des mots mais ce n’est pas une contestation de la politique du gouvernement ».

Sur le travail du dimanche

Aurélie Filippetti : « En matière de commerce culturel il y a des dérogations pour travailler le dimanche. Ça montre qu’il faut une approche pragmatique sur le sujet. Il faut pouvoir avoir cette marge de manœuvre. Il y a une discussion ce matin à Matignon, les ministres vont en discuter. Je me félicite qu’on puisse avoir des librairies, des bibliothèques, des cinémas, théâtres qui puissent être ouverts. Et il faut préserver le droit du travail ».

>> Travail le dimanche : la gouvernement doit-il céder ?

Sur le budget à la culture

Aurélie Filippetti : « C’est ce qui avait été prévu (…) Je demande des efforts au musée d’Orsay, à l’Opéra qui ont des fonds de roulement importants. Ils ont plus de mécènes, on essaie de faire porter l’effort sur ceux qui le peuvent. Ma priorité c’est l’égalité dans l’accès à la culture ».

Sur la TVA à 5% sur le ticket cinéma

Aurélie Filippetti : « C’est une mesure pour le pouvoir d’achat. C’est essentiel en période de crise, on veut encourager la fréquentation du cinéma ».

Sur une taxe sur les appareils connectés

Aurélie Filippetti : « Je travaille sur l’évolution de la fiscalité sur le numérique. C’est une taxe juste. Il faut faire évoluer la base fiscale pour continuer à faire ce que l’on a toujours fait. Ce n’est pas pour le budget 2014, mais on y travaille. Ca n’alourdira pas la facture du citoyen. Il s’agit de pouvoir financer des industries créatives et donc on a besoin d’avoir des mécanismes fiscaux. C’est l’exception culturelle qui marche depuis l’après-guerre ».

Sur la réforme du CSA

Aurélie Filippetti : « On revient sur l’une des l’une des grandes injustices que Sarkozy s’était arrogée. Hollande a accepté de se priver de deux membres du CSA. Les trois membres du CSA désignés par l’Assemblée et le Sénat seront désignés après un vote à la majorité des 3/5 des commissions des affaires culturelles il faut donc un accord entre la majorité et l’opposition. C’est un signe de confiance ».

La rédaction avec Jean-Jacques Bourdin