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Fournitures scolaires, portable, trajet domicile-école: parents, voici des clés pour la rentrée

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- - S. de Sakutin - AFP

Fanny Cohen-Herlem, pédopsychiatre et psychanalyste à Paris, était l'invitée de Jean-Jacques Bourdin ce jeudi. A moins d'une semaine de la rentrée des classes, elle a donné quelques conseils aux parents.

Les enfants demandent souvent des marques. Faut-il dire non?

"On ne peut pas accepter tout ce que demandent les enfants. Les adultes sont là pour mettre des limites. Déjà celles de leurs finances (…). La frustration (normale et légitime) est quelque chose qui n'est pas appréciée par les parents qui l'utilise peu, mais c'est ce qui fait aussi grandir les enfants".

"Aux ados et aux pré-ados qui réclament des marques on peut leur parler des limites du budget de la famille. Il faut leur dire : 'Si tu veux telle marque pour tes baskets, tu ne peux pas me demander telle marque pour ton T-shirt, pour ton cartable ou ton stylo'. Choisir, ce n'est pas une frustration totale, c'est montrer qu'il y a un cadre et que dans ce cadre-là il y a des limites à respecter".

A partir de quel âge peut-on laisser son enfant partir seul à l'école?

"Ça va dépendre de l'âge de l'enfant et du lieu (où se trouve l'école). C'est important de lui apprendre l'autonomie. Faire le trajet avec lui, puis le laisser faire en l'attendant, dans un premier temps. Le suivre, mais de loin". "C'est surtout les parents qui ont peur. On le voit avec les téléphones portables, et même maintenant les blousons connectés. C'est une fausse sécurité, ça ne rend pas l'enfant autonome. L'enfant a besoin de sécurité intérieure, mais si son parent est trop inquiet pour lui il n'acquiert pas cette sécurité intérieure".

A quel âge lui donner un téléphone portable?

"En tout cas, pas avant 12 -13 ans. Ça suffit largement. Pas besoin d'avoir un téléphone à 9 ans. Je n'en vois pas l'utilité réelle. C'est une fausse autonomie. C'est vraiment le cordon ombilical qui relie l'enfant à ses parents". "Les parents s'agacent quand ils n'arrivent pas à joindre leur enfant, qui lui prend un malin plaisir à couper son téléphone".