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Harcelé au CP: "au sein de l'école, rien n'a été fait"

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Harcelé par un élève de son école, le petit Marlon, 6 ans, a été contraint de changer d'établissement. Sa mère a porté plainte à deux reprises pour "harcèlement". Des plaintes restées sans suite. La mère du petit garçon estime que l'Education nationale n'a pas fait son travail.

Depuis 2 semaines, Marlon a changé d'école. Le garçon de 6 ans a quitté sa classe de CP à l'école Montaigu au Mans. Il était victime de harcèlement. Tirage de cheveux, coups, menaces, crachats...

Depuis septembre dernier, Marlon était victime d'un enfant à peine plus âgé que lui, 7 ans. Ses parents ont dû trouver une nouvelle école pour les accueillir. Tout comme les parents d'un autre enfant de 10 ans, lui aussi agressé par le même petit garçon.

Adélia Pailler, la mère, a porté plainte 2 fois après avoir fait constaté les blessures de son fils chez le médecin. Sans suite. Elle dénonce aujourd'hui l'inaction de l'éducation nationale: "Je suis en colère. Le rectorat dit que le terme de harcèlement est un peu fort. La définition du harcèlement, ce sont des faits caractérisés et répétés, ce qui est le cas. Il y a des certificats médicaux à l'appui, des photos. Il a été frappé à coups de pied, coups de poings, mordu. En tant que parent, on se sent impuissant. J'ai fait tout ce que j'avais à faire, mais au sein de l'école, rien n'a été fait".

"A cet âge-là on peut difficilement qualifier ce type de comportement de harcèlement"

Le rectorat de Nantes dit pourtant avoir suivi le dossier. Stéphane Oran, chargé de mission contre le harcèlement à l'école au rectorat de Nantes, assure avoir tout fait pour séparer les deux enfants: "A cet âge-là on peut difficilement qualifier ce type de comportement de harcèlement. Nous avons mis fin aux actes de violence en séparant les élèves sur la cour. Il y a eu une vigilance accrue porté sur l'élève qui avait subi les actes violents et sur l'élève qui avait un comportement déviant. On ne règle pas ce type de situation en 24 heures, c'est un travail de longue haleine".

La rédaction avec Julie Desbois