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Incidents en marge de la finale: "Ça a tourné au grand n'importe quoi"

TEMOIGNAGES - Une cinquantaine de personnes au moins ont été interpellées dimanche en France en marge de la finale de l'Euro-2016, notamment près de la fan zone parisienne lors d'incidents entre supporters et forces de l'ordre.

Des heurts ont éclaté entre supporters et CRS, au pied de la tour Eiffel, en marge de la fan zone, pendant la finale de l'Euro. Au total, une cinquantaine de personnes ont été interpellées. Les incidents aux abords de la Tour Eiffel ont éclaté quand des supporters ont tenté d'entrer dans la fan zone, fermée dès 19H00 car pleine à craquer (plus de 90.000 spectateurs). Certains ont jeté des projectiles, brûlé des poubelles et des scooters, ainsi qu'une voiture. Les forces de l'ordre les ont repoussés à l'aide de gaz lacrymogène et de canons à eau.

Selon la police, des véhicules ont été "pris à partie" par la foule de supporters mécontents. Dans la panique, le conducteur d'un de ces véhicules a renversé deux personnes, dont une a été hospitalisée. François habite juste à côté de la station de métro Bir Hakeim, là où plusieurs mouvements de foule ont eu lieu. Ce lundi, sur RMC, il estime que ce qui s'est passé "est vraiment triste et abusé de voir des violences autour d'un événement sportif censé être joyeux, fédérateur".

"Honteux"

"On ne s'attendait pas à ça. On ne voulait pas ce genre de choses. C'est dommage, ça gâche tout, ajoute-t-il, indiquant que la moto de son beau-fils avait brûlé. C'est un quartier touristique et là cela donne une image désolante. Même si globalement c'était très joyeux, très festif, là ça a tourné au grand n'importe quoi". Séverine, 44 ans, venue du Nord de la France pour profiter du match, s'est, quant à elle, retrouvée au cœur d'un mouvement de foule avec son mari.

"On était devant le café et d'un seul coup la foule a commencé à tout jeter, témoigne-t-elle. Je fais souvent des concerts et la foule ne me fait pas peur. Mais cette fois, je me suis inquiétée. Je ne pensais pas que ça serait comme ça ici. Je viens du Pas-de-Calais, c'est la première fois que je viens mais je n'y remettrai plus un pied". Et son mari de s'emporter aussi: "C'est honteux de recevoir de canettes pour un simple match de foot".