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Contre le vol de chiens et de chats, l'ADN appelé à la rescousse

Chaque jour, Charles Magnien vous dévoile trois histoires insolites de l'actualité, dans Apolline Matin, sur RMC.

Une idée à mettre en place en France? Confrontée à une envolée des vols de chiens pendant la pandémie de coronavirus, la police d'un comté de l'ouest de l'Angleterre a décidé d'employer les grands moyens en mettant en place une base de données de l'ADN des animaux domestiques.

Les forces de l'ordre du Gloucestershire ont présenté mercredi comme une première mondiale leur décision d'avoir recours aux outils génétiques désormais largement utilisés par les polices scientifiques.

Les Britanniques sont réputés à la base pour être férus d'animaux à quatre pattes, chiens en tête, mais la demande a encore explosé avec les confinements liés à pandémie. Par ricochet, les prix des animaux se sont envolés, comme les vols, parfois de la part de gangs organisés aux méthodes brutales, ne reculant devant rien et risquant peu.

Les vols de chiens peuvent avoir un effet énorme sur leurs propriétaires et leurs familles", a relevé une responsable de la police locale, Emma MacDonald, expliquant que ses services étaient déterminés à "faire tout ce qui est en (leur) pouvoir pour empêcher les vols".

Avec le programme "DNA Protected", l'ADN des chiens sera prélevé dans la bouche de l'animal et stocké dans une base de donnée accessible dans tout le pays aux forces de police. Pour cela, les maîtres devront payer 74,99 livres sterling (88 euros) pour acheter un kit spécial. 

Tous les chiens de la police du Gloucestershire ont déjà été fichés de cette manière. Le chef de la police locale, Chris Nelson, a qualifié les vols de chiens de "l'un des éléments les plus désastreux du confinement".

Nous devons adopter tous les moyens possibles pour mettre fin à ce commerce illégal et nous espérons que les avancées scientifiques vont nous aider", a-t-il ajouté.
La rédaction de RMC avec AFP