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Coronavirus: la colère gronde en Nouvelle-Zélande face à la hausse des prix du... chou-fleur

Coronavirus: la colère gronde en Nouvelle-Zélande face à la hausse des prix du... chou-fleur

Coronavirus: la colère gronde en Nouvelle-Zélande face à la hausse des prix du... chou-fleur - Indiana Public Media / Sarah Kaiser/WFIU / Flickr / CC

Le service "Price Watch" du gouvernement a reçu plusieurs plaintes très sérieuses.

Il y avait l'angoisse du papier toilette. Il y a maintenant la colère du chou-fleur. Comme des milliards d'habitants de la planète, les Néo-zélandais ont vu leur vie bouleversée par la pandémie de coronavirus mais une chose les a mis tout particulièrement en colère: la flambée du prix du chou-fleur.

Les autorités néo-zélandaises, qui ont mis en place une surveillance de la hausse des prix liée à cette crise sanitaire mondiale, croulent sous les plaintes concernant ce modeste chou. Alors que dans beaucoup de pays les prix des masques, des solutions hydro-alcooliques et même de l'alcool ou des cigarettes ont grimpé en flèche, c'est au rayon légumes que les commerçants néo-zélandais semblent tirer profit de la situation.

La Première ministre Jacinda Ardern a lancé lundi le service "Price Watch", qui permet de surveiller l'évolution des prix à travers le pays. Depuis le premier jour de son entrée en service, il a reçu près d'un millier d'e-mails. "La plainte la plus fréquente concernait ... le prix élevé du chou-fleur, quelques e-mails relevant qu'une pièce pouvait atteindre 13 dollars néo-zélandais (7 euros)", a-t-elle expliqué mercredi à la presse.

La Première ministre a précisé que les prix des masques, des solutions hydroalcooliques, du pain, de la viande et de l'ail ont également fait l'objet de plaintes. "Je veux dire à la population que nous prenons ces plaintes très au sérieux", a souligné Jacinda Ardern.

Le site internet des statistiques en Nouvelle-Zélande permet de connaître l'évolution du prix du choux-fleur sur plus de dix ans. L'an dernier, il était vendu environ 4 dollars néo-zélandais (2,15 euros), un prix qui a depuis triplé.

La rédaction de RMC (avec AFP)