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Belgique: le ministre de la Justice échappe à un enlèvement et accuse la "mafia de la drogue"

Le ministre de la Justice belge, Vincent Van Quickenborne, a échappé à un projet d'enlèvement. Également bourgmestre (maire) de Courtrai, près de la frontière française, il l'a annoncé samedi soir à ses administrés. S'il a mis en cause "la mafia de la drogue", le parquet fédéral belge se montre, lui, plus discret.

Il a peut-être échappé au pire. Le ministre de la Justice belge, Vincent Van Quickenborne, a annoncé, par visioconférence ce samedi, avoir été la cible d'un "projet d'enlèvement", déjoué deux jours plus tôt.

Cela s’est passé à proximité de son domicile à Courtrai, tout près de la frontière française, dont le ministre est également bourgmestre (maire).

Dans une voiture suspecte, les policiers ont découvert un fusil d’assaut, des bouteilles remplies d’essence et du ruban adhésif.

Quatre suspects néerlandais arrêtés

Dans les heures qui ont suivi, quatre suspects, qui avaient pris la fuite, ont été arrêtés, aux Pays-Bas. Les quatre sont des Néerlandais, âgés de 20 à 48 ans.

Aucun d'entre eux n'a accepté, lundi, sa remise à la Belgique et "une décision doit être prise d'ici 60 jours" par un tribunal d'Amsterdam, a précisé de son côté le parquet néerlandais.

Si le parquet fédéral belge se montre discret sur les motivations de ces personnes, le ministre a, lui, pointé du doigt "la mafia de la drogue". Ce commando, ces hommes de main, pourraient être les exécutants d’un projet piloté depuis l’étranger par des trafiquants de drogue.

"Nous continuerons à lutter contre le crime organisé"

Le ministre essaye, en ce moment, d'obtenir l’extradition de grands narcotrafiquants arrêtés à Dubaï et qui seraient liés à la "Mocro Maffia", considérée par Europol comme l’organisation criminelle la plus dangereuse d’Europe, la principale importatrice de cocaïne.

Ces dernières semaines, les incidents se multiplient au port d’Anvers. Il est considéré comme le premier point d’entrée de la cocaïne sur le continent européen. Le trafic y est en hausse et les règlements de compte aussi.

Dans un message publié sur son compte Facebook, le ministre a indiqué: "Laissez-moi être clair: les gens derrière tout cela atteignent l'inverse de ce qu'ils visent. Cela me renforce dans la croyance que nous devons continuer à nous battre [...] nous continuerons à lutter contre le crime organisé, avec plus d'effectifs et de ressources qu'avant."

Le ministre vit désormais sous surveillance renforcée et a été placé, avec sa famille, dans une résidence sécurisée.

Guillaume Biet (édité par AB)