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Guerre en Ukraine: vingt civils évacués de l'usine Azovstal à Marioupol

Une vingtaine de civils ont enfin pu sortir samedi de l'aciérie Azovstal à Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine. Une première évacuation, alors que toutes les précédentes tentatives avaient échouées.

C'est une première. A Marioupol, vingt civils ont pu quitter l'usine Azovstal où ils étaient réfugiés. Toutes les précédentes tentatives d'évacutation de ce complexe sidérurgique avaient échoué.

Des centaines de militaires et de civils encore réfugiés

Des femmes et des enfants ont pu sortir, selon le régiment ukrainien qui dit avoir organisé cette opération. On ne connaît pas, par contre, le nombre exact de civils qui sont toujours terrés dans les centaines de galeries souterraines de l'époque soviétique qui composent cette usine. Kiev parle de cetaines de militaires et de civils réfugiés dans ces sous-sols, à l'abri des combats.

La dernière poche de résistance ukrainienne à Marioupol

Ce dimanche matin, l'aciérie d'Azovstal est encore ukrainienne. C'est la dernière poche de résistance des forces de Kiev à Marioupol, qui a été prise pour grande majorité par les forces russes à la mi-avril, après un mois et demi de résistance.

De son côté, la Russie continue son offensive pour une maîtrise totale de la ville. Sur de nouvelles images satellites, prises il y a deux jours, on peut s'apercevoir que presque tous les bâtiments du complexe industriel sont détruits.

Une prise stratégique pour Moscou

Marioupol serait une prise stratégique pour Moscou. Cette ville, située sur le bord de la mer d'Azov, permettrait à la Russie de faire la jonction entre les territoires conquis dans le Sud comme la Crimée, annexée en 2014, et les républiques séparatistes pro-russes de Donetsk et Lougansk à l'Est.

Benoît Ballet, envoyé spécial RMC en Ukraine (édité par MM)