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"Il n’y a pas assez à manger et la Croix-Rouge est débordée": Hawa, veut pouvoir rapatrier sa nièce, orpheline dans un camp en Syrie

Les familles d'orphelins de djihadistes, continuent de se battre pour que la France accepte enfin leur rapatriement.

La ministre des Armées l'a annoncé hier. D'autres orphelins toujours en Syrie pourraient faire leur retour en France prochainement. "Nous faisons tout pour rapatrier les orphelins identifiés comme tel. Nous en avons déjà rapatrié", assurait Florence Parly mercredi sur RMC et BFMTV, ajoutant qu'il était "très probable" qu'il y ait d'autres retours.

Une déclaration qui laisse de l'espoir à la famille de Soraya, 4 ans. La mère de l'enfant s'était rendu en Turquie en 2013 assurant vouloir y faire de l'humanitaire. Les détails sont flous mais elle s'est mariée dans la région où elle a eu deux enfants. Son mari, un combattant de Daesh, a été tué en 2016 tandis qu'elle est morte récemment avec l'un de ses enfants lors d'un bombardement à Baghouz, ultime fief de l'organisation terroriste en Syrie.

La CEDH saisie

Reste Sorraya, née en 2015 dont la famille ignore le pays de naissance. À 4 ans, la petite fille aurait été blessée au bras et au pied. Elle est actuellement dans un camp avec une femme qui connaissait la sœur. Sa famille en France souhaite son "retour immédiat", pour lui offrir un foyer. Dans le camp "l’hygiène est pas top, ils n’ont pas assez à manger la Croix-Rouge est débordée", témoigne Hawa sur RMC.

En attendant le retour de l'enfant, la famille de Sorraya se réjouit des annonces de Florence Parly. Depuis la chute du "califat", la France contrairement à d'autres pays, refuse de rapatrier ses ressortissants affiliés au groupe terroriste, incluant de facto les enfants de djihadistes. Dimanche, deux grands-parents d'orphelins ont saisi la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour obtenir la condamnation de la France.

Bourdin Direct (avec G.D.)