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"Le Pacs répond à des demandes hétérogènes ce qui fait son succès": le pacte civil de solidarité a 20 ans et gagne du terrain sur le mariage

Créé en 1999, le Pacte civil de solidarité a 20 ans. Et le nombre de Pacs signés chaque année, se rapprochent du nombre de mariage célébrés annuellement.

Le Pacte civil de solidarité, plus connus sous l'appellation de Pacs fête ses 20 ans. L'adoption du Pacs par l'Assemblée nationale en octobre 1999, visait à l'origine à permettre aux couples homosexuelles de s'unir devant la loi. Mais le pacte a également connu un fort succès chez les couples de sexes différents, alors que l'on a prononcé 193.000 Pacs en 2018 contre 233.000 mariages.

"C’est une réforme importante pour ces couples qui n’avaient pas de choix entre le concubinage qui n’est pas pourvoyeur de droits, et le mariage qui pour beaucoup de personnes créent une forme d’obligation. Il y avait donc entre les deux une place pour une forme d’union alternative", explique sur RMC Wilfried Rault, sociologue à l’Ined et auteur de "L’invention du Pacs".

"Alternative"

Rapide à prononcer, le Pacs, qui n'offre pas les même garanties en terme d'héritage notamment que le mariage, est également simple et rapide à défaire, au contraire du mariage où les procédures de divorces peuvent s'avérer longues et fastidieuses.

"Il y a une partie minoritaire qui dit qu’elle serait mariée à la place d'être pacsée, et une autre qui dit qu’elle se serait mariée mais plus tard. Enfin il y a des personnes qui envisage le Pacs comme une alternative au mariage ce qui en fait sa force. On comprend que le Pacs répond à des demandes hétérogènes ce qui fait aussi son succès", précise-t-il.

En 2018, le nombre de Pacs rompu pour se marier derrière, représentait la moitié des ruptures de Pacs.

Guillaume Dussourt