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Meurtre du maire de Gdansk: "Ces phénomènes de violences existeront de plus en plus"

Patrick Klugman, adjoint à la mairie de Paris en charge des relations internationales

Patrick Klugman, adjoint à la mairie de Paris en charge des relations internationales - Capture d'écran RMC Découverte

Après la mort du maire de Gdansk, poignardé lors d'une événement public, Patrick Klugman, adjoint à la mairie de Paris en charge des relations internationales, explique qu'il y a "un discours de haine en politique en Pologne".

Hier comme tous les soirs depuis lundi, plusieurs milliers de personnes se sont réunies dans les villes de Pologne après l'assassinat du maire de la ville polonaise de Gdansk. Pawel Adamowicz, assassiné à coups de couteaux, dimanche. L'auteur de l'attaque, un homme de 27 ans, a été interpellé et mis en examen.

Pour une partie de la population et de la presse, ce meurtre est la conséquence de la "haine" alimentée par les responsables politiques et les médias proches du pouvoir de droite conservateur. "Il y a en Pologne des mouvements nationalistes extrêmement virulents et extrêmement violents", explique Patrick Klugman, adjoint à la mairie de Paris en charge des relations internationales.

"Il y a un discours de haine en politique en Pologne"

Ces mouvements nationalistes proche du parti au pouvoir, "avait publié des certificats de décès de personnalités emblématiques de l'opposition dont Pavel Adamowicz", ajoute-t-il. "Il y a un discours de haine en politique en Pologne", explique Patrick Klugman qui ajoute que le parti au pouvoir accuse régulièrement de traîtrise des opposant politiques.

"Souvenez-vous en 2001, Bertrand Delanoë était poignardé. Ces phénomènes-là de violences existent et existeront de plus en plus", conclu-t-il.
Guillaume Dussourt