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Mort d’Elizabeth II: "C’était un mythe vivant et une grand-mère adorable" selon Stéphane Bern

Dans "Apolline Matin" ce vendredi sur RMC et RMC Story, Stéphane Bern a souligné le rôle primordial de la reine Elizabeth II pour l’unité du royaume britannique et son caractère exceptionnel.

Après 70 ans de règne, une vie marquée par la couronne et son devoir, la reine Elizabeth II s’est éteinte ce jeudi à l’âge de 96 ans, dans son château de Balmoral (Ecosse). Pour Stéphane Bern, grand spécialiste des royautés, "c’était un personnage historique et avec elle, c’est une page d’histoire qui se tourne". "C’est même un monde qui change et on le sent tous, instinctivement, plus rien ne sera comme avant, explique-t-il dans ‘Apolline Matin’ ce vendredi sur RMC et RMC Story. C’est aussi une façon de régner qui change. C’était une femme de devoir, qui sacrifiait sa vie. Le bonheur personnel, pour elle, ça n’avait pas d’importance. Ce qui comptait, c’était l’accomplissement du devoir pour lequel elle avait été préparée depuis l’âge de 10 ans. C’est-à-dire, par son manteau d’hermine, essayer de réconcilier les liens parfois distendus dans ce Royaume-Uni parfois désuni."

"C’était à la fois un mythe vivant, la femme la plus célèbre du monde, et en même temps une grand-mère adorable, ajoute Stéphane Bern. On a tous eu une grand-mère comme ça, charmante, espiègle, mutine, avec un humour dévastateur. Et puis, cette gentillesse. Quand elle vous parlait, elle vous donnait le sentiment que vous étiez vraiment la personne qu’elle avait envie de rencontrer ce jour-là, même si elle en voyait un million derrière. Elle ne regardait jamais au-dessus de votre épaule pour voir s’il y avait quelqu’un de plus important à saluer, ce que font en général les politiques. Je crois que les Britanniques la remercient pour tout ce qu’elle a fait pour la nation britannique et les avoir surtout maintenus ensemble. Elle était l’unité de la nation."

Charles III, "l’homme de la situation, un roi de transition"

Quelle sera désormais la "patte" de Charles III, qui succède à sa mère sur le trône britannique? "C’était une femme qui incarnait tellement la nation britannique qu’évidemment, on se pose des questions, explique Stéphane Bern. Charles est un être beaucoup plus intellectuel, qui a une vision de la monarchie différente. On va sans doute aller vers un assouplissement, une sorte de simplification générale de la tradition monarchique. En revanche, c’est quelqu’un qui depuis 40 ans s’est battu contre le réchauffement climatique, contre la déforestation, pour toutes ces questions qui sont brûlantes d’actualité. J’ai quelque espoir. Il est l’homme de la situation, un roi de transition, le monarque qui monte sur le trône le plus tard possible. Il va avoir 74 ans, on peut imaginer qu’il n’est pas là pour très, très longtemps."

LP