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Son petit-fils retenu seul dans un camp kurde en Syrie, elle lance un appel à Emmanuel Macron

Document RMC – Le petit fils de Malika est retenu en Syrie dans un camp tenu par les Kurdes. Cette grand-mère en appelle à Emmanuel Macron pour rapatrier le petit garçon d'un an et demi, né à Raqqa de parents français.

Chaque jour, téléphone à la main, Malika vit attend des nouvelles de petit fils d'un an et demi. Pour le moment, seule la Croix rouge internationale a pu lui a confirmer qu’il était bien en Syrie dans un camp de déplacés: "Il est vivant. Je ne peux pas dire s'il est en bon état dans ces conditions de froid, de misère, sans sa maman".

Le petit fils de Malika est né à Raqqa de parents français, partis rejoindre l'Etat islamique en 2014, disparus lors de la chute de la ville en octobre dernier. L’enfant a été récupéré par les Kurdes, il vit aujourd’hui avec des Françaises détenues en Syrie: "La place de ce petit, c'est dans sa famille, avec moi, sa mamie. Tout est prêt", assure-t-elle.

Sa grand-mère lance donc un appel à Emmanuel Macron: "Je suis sûre qu'il ne va pas prendre ces choses à la légère. Réfléchissez… Comment imaginer un avenir dans ces conditions?"

"Il s'agit d'enfants seuls, pas d'enfants soldats"

En février, le ministre des Affaires étrangères a assuré que les enfants retenus en Syrie seraient rapatriés. Mais jusqu'à présent, toutes les demandes de cette grand-mère sont restées sans réponse. "La France a non seulement une obligation, mais elle a la responsabilité. Il s'agit d'enfants seuls, nous ne sommes pas en train de parler d'enfants soldats. Notre part de responsabilité, c'est que ces enfants ne deviennent pas nos ennemis demain", estime l'avocate de Malika, Samia Maktouf.

Selon nos informations, une fillette, orpheline française serait également retenue dans un camp kurde en Syrie. Contacté par RMC, vendredi, le Quai d'Orsay assure à nouveau que les enfants ont vocation à être rapatriés en France et souligne que l'identification est rendue compliquée par la situation de guerre encore sur place.

Céline Martelet (avec P.B.)