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Vers une destitution? Le procès historique de Donald Trump commence ce mardi

Le procès historique de Donald Trump entre mardi dans le vif du sujet au Sénat américain où s'affrontent deux camps irréductibles: l'opposition démocrate qui réclame la destitution du président des Etats-Unis, et la majorité républicaine déterminée à l'acquitter.

Le procès en destitution de Donald Trump démarre formellement ce mardi. Le président américain est accusé d'avoir fait pression sur l'Ukraine en lui demandant d'enquêter sur son adversaire démocrate Joe Biden, en conditionnant une aide militaire à cette demande.

Les débats au Sénat où les Républicains sont majoritaires doivent durer au minimum 15 jours. Mais les Démocrates vont tenter de faire durer cette bataille en présentant de nombreux témoins.

Chef des Démocrates au Sénat, Chuck Schumer a redit lundi toute la détermination de son camp: "Le président a peur de la vérité. La majorité des Américains et des Républicains veut la vérité et le président la cache. Nous, les démocrates, nous voulons simplement l'obtenir".

Depuis des semaines Donald Trump tente de discréditer ces accusations fantaisistes selon lui: "Tout cela doit aller très vite. C'est un canular, rien qu'un canular, tout le monde le sait. Tout va bien et ils tentent de me destituer. C'est une manœuvre partisane".

"Certaines choses sont plus importantes que la politique"

Tout le monde a en tête l'élection présidentielle de novembre prochain. Elue au Sénat et candidate aux primaires démocrates, Elizabeth Warren n'a pas caché sa satisfaction de voir cette procédure enfin lancée: "Certaines choses sont plus importantes que la politique. J'ai prêté serment pour défendre la constitution des Etats-Unis. Elle établit que personne n'est au-dessus des lois et cela inclut le président".

Les démocrates jouent gros même si avec un Sénat aux mains des Républicains, les chances sont très faibles de voir le président Trump. Avant lui, seuls deux présidents ont subi cette épreuve: Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton, jugé en 1999 pour avoir menti sur sa liaison avec une stagiaire de la Maison Blanche, Monica Lewinsky.

Nicolas Ropert