RMC

Jean-Louis Borloo courtise les radicaux de gauche

Après avoir quitté l'UMP, l'ancien ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a esquissé samedi un rapprochement avec les radicaux de gauche en affichant avec eux son refus de stigmatiser la religion musulmane. /Photo prise le 14 avril 2011/REUTERS/Jean-Pau

Après avoir quitté l'UMP, l'ancien ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a esquissé samedi un rapprochement avec les radicaux de gauche en affichant avec eux son refus de stigmatiser la religion musulmane. /Photo prise le 14 avril 2011/REUTERS/Jean-Pau - -

PARIS (Reuters) - Après avoir quitté l'UMP, l'ancien ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a esquissé samedi un rapprochement avec les radicaux...

PARIS (Reuters) - Après avoir quitté l'UMP, l'ancien ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a esquissé samedi un rapprochement avec les radicaux de gauche en affichant avec eux son refus de stigmatiser la religion musulmane.

Le président du Parti radical, qui a annoncé le 7 avril que sa formation se séparait de l'UMP et qu'il se tenait prêt pour une éventuelle candidature à la présidentielle de 2012, a participé à un débat sur la laïcité organisé par le PRG.

"La laïcité, ce n'est pas une arme pointée contre les religions et c'est ce détournement-là qui est en train de se passer, qui n'est pas acceptable", a-t-il déclaré.

Jean-Louis Borloo faisait allusion au débat sur la laïcité organisé le 5 avril par l'UMP, qui a été accusé de vouloir stigmatiser par ce biais la communauté musulmane.

Le président du PRG, Jean-Michel Baylet, y a vu une possible convergence entre le parti radical et sa formation.

"Nous nous sommes déjà par nature rapprochés en étant ensemble (dans le débat sur la laïcité de samedi-NDLR), nous allons voir si nous avons davantage à faire ensemble", a-t-il déclaré après le débat qui s'est tenu à Paris.

L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy peine à convaincre les députés de sa famille politique de le suivre dans son aventure.

Plusieurs députés centristes de l'UMP ont affirmé leur volonté de rester au sein du parti présidentiel.

Les députés Pierre Méhaignerie, Marc-Philippe Daubresse et Jean Leonetti se sont ainsi dissociés de l'initiative de Jean-Louis Borloo, refusant de rompre le contrat de législature qui les lie à l'UMP jusqu'en 2012.

Outre ses fidèles Laurent Hénart et Valérie Létard, Jean-Louis Borloo jouit du soutien déclaré d'élus de la majorité au sein du Parlement, où le Parti radical n'a pas de groupe : l'ex-sarkozyste Yves Jégo, les élus Nouveau Centre François Sauvadet, président du groupe NC à l'Assemblée, Jean-Christophe Lagarde, ou encore le sénateur de la Mayenne Jean Arthuis, président de l'Alliance centriste.

L'ancien premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, qui est candidat à la présidentielle et participait au débat organisé par le PRG, a estimé que ce parti faisait partie de la famille de la gauche, une manière de mettre en garde contre une alliance avec Jean-Louis Borloo.

"Je sais que l'ancrage des radicaux de gauche, comme leur nom l'indique d'ailleurs, est à gauche", a-t-il déclaré sur I>Télé.

Yves Clarisse

REUTERS