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Jihadiste présumé libéré par erreur: "C'est invraisemblable qu'il n'y ait pas eu des alertes"

Un jihadiste présumé a été libéré de prison après l'erreur d'un juge, juge qui a refusé de quitter son poste. Pour l'avocate des GG, Marie-Anne Soubré, c'est "invraisemblable".

Un jihadiste présumé, qui était en détention provisoire avant son procès prévu en novembre, a été libéré de prison en avril après une erreur d'un juge d'instruction. L'homme, Oualid B., doit être jugé à Paris aux côtés de Reda Bekhaled et de ses frères, soupçonnés d'être impliqués dans un projet d'attentat en 2014 dans la métropole lyonnaise et dans une filière d'acheminement de combattants en Syrie.

Oualid B., en prison depuis août 2016, est sorti le 3 avril, un juge d'instruction ayant oublié de renouveler sa détention provisoire. Il est depuis en liberté, mais sous "contrôle judiciaire très strict", selon le ministère de la Justice.

"Une erreur grave"

Ce jeudi matin sur RMC et BFMTV, la ministre de la Justice Nicole Belloubet déplorait une "erreur grave" et des "dysfonctionnements inacceptables". Le magistrat n'a pas pour le moment été sanctionné, selon une source proche du dossier.

Pour l'avocate des GG Marie-Anne Soubré, cette erreur est incompréhensible: "Les mandats de dépôts doivent être renouvelés car ils sont à durée limitée, donc il fallait renouveler le mandat de dépôt et normalement il y a des alertes. On parle là de l'antiterrorisme, on parle de la justice qui a le plus de moyens en France. On parle d'une justice qui a des logiciels. Il est invraisemblable qu'il n'y ait pas eu des alertes répétées".

P.B.