RMC

Karim Herzallah, élu UMP passé au FN: "Sur certains sujets, le FN ne va pas assez loin"

-

- - Reuters

Karim Herzallah et Caroline Gallo, deux conseillers municipaux UMP élus des quartiers Nord de Marseille, ont rejoint le FN, il y a quelques jours. Ce matin, Karim Herzallah était au micro de Jean-Jacques Bourdin.

Il déclare ne plus vouloir "passer pour l’arabe de service". Karim Herzallah, conseiller municipal des quartiers Nord de Marseille a quitté l’UMP pour rejoindre le Front national, tout comme sa collègue Caroline Gallo.

Invité de RMC ce mercredi matin, l’élu assume totalement. "A l’UMP, il me 'secouait' et me montrait comme l’arabe de service", déclare-t-il. "J'en avais assez".

Le conseiller municipal dénonce le "deux poids-deux mesures", entre l'UMP et le PS d'une part, et le parti frontiste d'autre part.

"Hortefeux et ses "Auvergnats", Copé et les pains aux chocolats, Valls et les Blancos, Longuet qui parle de Malek Boutih comme n’étant pas issu du corps français traditionnel... Quand c’est l’UMP et le PS c’est du dérapage, les autres c’est du racisme".

Interrogé par Jean-Jacques Boudin sur les raisons de sa décision, Karim Herzallah souligne "être élu sur le secteur depuis un an. Et j’ai vu beaucoup de gens de ce parti s’investir, des élus engagés, ils sont présents dans les écoles, dans les centres d’animation. C’est ce qui me parle. Pour moi, faire de la politique c’est aimer les gens."

"Pas choqué par la préférence nationale"

Musulman pratiquant assumé, Karim Herzallah se pose des questions. "C’est terrible, cela semble incompatible d’être musulman pratiquant et au Front national. Pourquoi cela ?".

Sur certaines idées controversées du FN, l'élu souligne sa proximité avec son nouveau parti . "Je ne suis pas choqué par la préférence nationale, ni par la remise en cause du droit du sol. Je trouve même qu’ils ne vont pas assez loin", poursuit-il. "J’aimerais qu’ils soient encore plus incisifs. Le fait de naître dans ce pays ne donne pas automatiquement droit à la nationalité française.

Avant de conclure, "il y a une réelle porosité entre l’UMP et le FN".

Jean-Jacques Bourdin avec Emmanuel Bringuier