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L'élu UMP qui rejoint le rassemblement de Le Pen sera exclu

Jean-François Copé a confirmé mercredi que tout élu UMP qui se rallierait au Rassemblement bleu Marine serait exclu du mouvement. /Photo prise le 16 mai 2012/REUTERS/Philippe Wojazer

Jean-François Copé a confirmé mercredi que tout élu UMP qui se rallierait au Rassemblement bleu Marine serait exclu du mouvement. /Photo prise le 16 mai 2012/REUTERS/Philippe Wojazer - -

PARIS (Reuters) - Le conseiller général UMP qui a décidé de se présenter sous la bannière du "Rassemblement bleu Marine" de Marine Le Pen pour les...

PARIS (Reuters) - Le conseiller général UMP qui a décidé de se présenter sous la bannière du "Rassemblement bleu Marine" de Marine Le Pen pour les législatives se met par définition hors de l'Union pour un mouvement populaire, a déclaré mercredi Jean-François Copé.

Le secrétaire général de l'UMP a confirmé que ce type de ralliement conduirait invariablement à l'exclusion de ceux qui en prennent la responsabilité.

"A partir du moment où il est candidat aux législatives pour le Front national, il n'est plus à l'UMP", a-t-il dit sur Canal+.

Louis Aliot, le numéro 2 du Front national, avait annoncé mardi qu'Olivier Eyraud, conseiller général de Reyrieux, dans l'Ain, se présenterait sous l'étiquette imaginée par le FN pour rassembler au-delà du parti frontiste.

Il a également souligné qu'à Boulogne-sur-Mer, dans la 5e circonscription du Pas-de-Calais, le suppléant du candidat FN Antoine Golliot serait un ancien conseiller municipal socialiste.

Marine Le Pen, qui a obtenu 17,9% au premier tour de la présidentielle, a appelé les élus et responsables déçus par "l'UMPS" à rejoindre son "Rassemblement bleu Marine" avant les législatives de juin prochain

La présidente du FN espère élargir à l'occasion des législatives le rassemblement lancé lors de la présidentielle, qui a vu des ex-chevènementistes et villiéristes ainsi que des personnalités indépendantes soutenir sa candidature.

Elle espère faire élire pour la première fois depuis 25 ans des députés à l'Assemblée nationale en dépit du scrutin majoritaire à deux tours, qui limite les chances des candidats frontistes confrontés à des désistements dit "républicains".

Gérard Bon, édité par Patrick Vignal

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