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L’exploitation du gaz de schiste définitivement interdite? "Il faut la graver dans le marbre"

La réforme du code minier arrive ce mercredi sur la table des députés, et avec elle le sort de l’exploitation du gaz de schiste en France.

C'est un serpent de mer qui refait surface. Annoncée depuis cinq ans, objets de multiples reports, la réforme du code minier arrive enfin sur la table des députés. Elle est aujourd'hui en commission.

Avec au centre, une proposition de loi déposée par le groupe socialiste, écologiste et républicain qui vise notamment à graver dans le marbre l'interdiction totale de l'exploration et de l'exploitation des gaz de schiste. En juillet 2011, la France est le premier pays à avoir interdit la fracturation hydraulique mais laisse la porte ouverte à d'éventuelles méthodes alternatives.

Laurence Abeille, députée EELV du Val-de-Marne, membre de la commission développement durable, plaide pour une intransigeance totale vis-à-vis de l'exploitation des gaz de schiste.

"Il faut qu’on trouve les solutions juridiques pour vraiment sécuriser l’interdiction de ce type d’exploitation de nos sols. L’objectif de ce projet de loi c’est de bien fixer le cadre. Nous avons un engagement à tenir vis-à-vis des générations futures sur ce sujet-là. Il faut le graver dans le marbre, pour que ce soit impossible dans notre pays d’exploiter des hydrocarbures non-conventionnels".

Jean-Louis Schilansky, président du centre des hydrocarbures non conventionnels, assure au contraire, qu’il faut laisser la porte ouverte à une exploration de nos sous-sols.

"Qu’on le souhaite ou pas, on aura besoin de pétrole pour les automobiles, de gaz pour se chauffer. Le gaz de schiste ou le pétrole de schiste, c’est une ressource très importante pour la planète. Se priver de pouvoir au moins évaluer en France de quoi il s’agit, ça nous semble être une démarche qui n’est pas très cartésienne".

Juliette Droz (avec AM)