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L'UMP voit dans les cantonales un tour de chauffe pour 2012

Jean-François Copé a donné samedi le coup d'envoi de la campagne de l'UMP pour les cantonales de mars, déclarant vouloir en faire un "tour de chauffe" des questions qui agiteront l'élection présidentielle de 2012. /Photo d'archives/REUTERS/Julien Muguet

Jean-François Copé a donné samedi le coup d'envoi de la campagne de l'UMP pour les cantonales de mars, déclarant vouloir en faire un "tour de chauffe" des questions qui agiteront l'élection présidentielle de 2012. /Photo d'archives/REUTERS/Julien Muguet - -

PARIS (Reuters) - Jean-François Copé a donné samedi le coup d'envoi de la campagne de l'UMP pour les cantonales de mars, déclarant vouloir en faire...

PARIS (Reuters) - Jean-François Copé a donné samedi le coup d'envoi de la campagne de l'UMP pour les cantonales de mars, déclarant vouloir en faire un "tour de chauffe" des questions qui agiteront l'élection présidentielle de 2012.

Le secrétaire général de l'UMP a, à cette occasion, une nouvelle fois défendu la nécessité de pouvoir débattre au sein de la formation de tous les sujets, y compris ceux qui ont irrité le Premier ministre début janvier quand ils ont été esquissés, comme les 35 heures ou le statut des fonctionnaires.

Le député-maire de Meaux, qui s'exprimait devant les secrétaires départementaux et les délégués des circonscriptions du parti réunis salle Gaveau, tout près du siège national de l'UMP, a déclaré que le moment était venu de se mettre en ordre de bataille pour la présidentielle à quinze mois de celle-ci.

"Quinze mois, c'est un temps nécessaire pour lancer la mobilisation générale, pour réfléchir, pour débattre", a-t-il dit. "C'est juste le temps dont nous avons besoin pour bien remplir notre mission (...) conduire notre parti politique à la victoire".

S'agissant des élections cantonales des 20 et 27 mars, il a déclaré n'avoir pas tranché sur leur caractère national, la question devant se régler au cas par cas sur le terrain.

"Il est des endroits où on doit parler de sujets exclusivement locaux, d'autres où on doit répondre à des questions nationales", a-t-il indiqué.

L'UMP entend y porter trois thèmes qu'elle déclinera au niveau local mais qui auront à l'évidence une place importante dans la future campagne présidentielle : la prise en charge de la dépendance des personnes âgées, un des derniers grands chantiers du quinquennat de Nicolas Sarkozy, l'attractivité fiscale des territoires et le "pacte républicain".

MATIN, MIDI ET SOIR

Ce dernier doit permettre d'évoquer la sécurité mais aussi l'identité nationale sous un angle moins polémique que le débat que le gouvernement a été contraint d'interrompre l'an passé à la suite de nombreux dérapages.

Pour Jean-François Copé, il ne s'agit plus de se livrer à un "débat de constat" mais de passer aux propositions. Elles doivent s'articuler selon lui autour de trois mots-clés : la fermeté, la générosité et l'ouverture au monde.

Quant à la fiscalité, elle doit permettre tout autant de mettre en cause la gestion "scandaleuse" des départements gérés par l'opposition de gauche que d'alimenter le débat sur la grande réforme que Nicolas Sarkozy a prévue cette année.

Réaffirmant qu'un parti qui ne débat pas "est un parti qui se meurt", celui qui a été porté à la tête de l'UMP après le remaniement du gouvernement en novembre a déclaré qu'aucun sujet ne serait tabou en la matière.

"Je le dis très gentiment, je ne veux vexer personne, mais des débats il va y en avoir matin, midi et soir", a-t-il déclaré. "Il ne doit pas y avoir de sujets que l'on n'évoque pas."

Déléguée générale aux élections de l'UMP, Nadine Morano, s'est démarquée du secrétaire général en indiquant que les débats liés aux cantonales "devaient avoir la priorité" par rapport à la préparation du projet 2012.

"Il n'est pas question d'handicaper nos candidats par des débats qui alourdiraient leurs débats localement", a-t-elle dit à des journalistes.

Yann Le Guernigou, édité par Elizabeth Pineau

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