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Le calendrier de la primaire socialiste subit un léger lifting

Le premier secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry a proposé mardi de maintenir les grandes lignes du calendrier de la primaire socialiste en vue de 2012, refusant à la fois les appels à l'accélération ou aux prolongations de certains présidentiables

Le premier secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry a proposé mardi de maintenir les grandes lignes du calendrier de la primaire socialiste en vue de 2012, refusant à la fois les appels à l'accélération ou aux prolongations de certains présidentiables - -

Martine Aubry a proposé mardi de maintenir les grandes lignes du calendrier de la primaire socialiste en vue de 2012, refusant à la fois les appels à l'accélération ou aux prolongations de certains présidentiables.

Martine Aubry a proposé mardi de maintenir les grandes lignes du calendrier de la primaire socialiste en vue de 2012, refusant à la fois les appels à l'accélération ou aux prolongations de certains présidentiables. La première secrétaire du Parti Socialiste doit soumettre au vote dans la soirée de mardi un calendrier prévoyant un dépôt des candidatures étalé entre la fin juin et la mi-juillet et deux tours de scrutin dans la première quinzaine d'octobre, selon Ségolène Royal, déjà sur les rangs comme en 2007.

L'idée consistant à reporter les candidatures au mois de septembre, défendue mardi matin par les lieutenants de Dominique Strauss-Kahn, a été rejetée.Elle aurait offert trois mois de réflexion supplémentaires au directeur général du Fonds monétaire international (FMI), qui doit quitter ses fonctions prématurément s'il veut concourir.Un tel report, qui aurait représenté un geste ouvertement favorable à l'ancien ministre de l'Economie, aurait eu toutes les chances de remettre le feu aux poudres en interne, un risque que Martine Aubry ne pouvait pas prendre.La proposition finalement retenue décale le processus de deux semaines par rapport au calendrier voté par les militants en octobre 2009, qui évoquait un dépôt des candidatures en juin.

Pas question non plus d'avancer le vote des sympathisants socialistes - ce "formidable geste de confiance à l'égard des Français" selon les mots de Martine Aubry - à avant l'été, comme le réclamaient François Hollande, qui envisage de se présenter à la candidature, ou Manuel Valls, qui a déjà franchi le pas. "Nous restons sur ce que nous avions dit" avec un dépôt des candidatures avant l'été et un vote à l'automne, a déclaré la maire de Lille au terme d'une réunion "assez formidable" de près de quatre heures avec tous les ténors du PS.

Début des hostilités le 28 juin

Martine Aubry, qui entretient le mystère sur ses propres intentions présidentielles, doit présenter la "feuille de route" du PS pour l'année jeudi lors de ses voeux à la presse.Elle n'a pas voulu donner plus de précision sur les dates de la primaire mais Ségolène Royal a vendu la mèche à la sortie. "Le projet sera connu au mois de mai, les candidats seront connus au mois de juin, en tous cas avant le 12 juillet et les votes auront lieu en octobre", a dit l'ancienne candidate à l'Elysée sur le perron. Son entourage a précisé que le nouveau calendrier prévoyait un dépôt des candidatures entre le 28 juin et le 12 juillet et deux tours de scrutin en octobre (les 9 et 16) - des dates confirmées par la suite par la direction du PS.

A leur sortie du siège du PS, rue de Solferino, les ténors acceptant de parler devant les caméras s'étaient visiblement accordés sur les éléments de langage: en ce début d'année 2011, marquée par trois échéances électorales - cantonales, sénatoriales et primaires - l'esprit est "bon" et les socialistes sont "tournés vers les Français". Nombreux sont cependant ceux qui sont sortis par une porte dérobée, échappant aux questions des journalistes, dont le lieutenant de Dominique Strauss-Kahn Jean-Christophe Cambadélis, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, ou Manuel Valls.Même s'il était partisan d'un vote avant l'été, "pas par souci tactique mais par expérience", François Hollande a salué le "très bon esprit" de la réunion. L'ancien premier secrétaire dit désormais avoir pris sa décision mais attendre "le moment opportun" pour l'annoncer. Trois jours après avoir joué une carte très personnelle lors du 15e anniversaire de la mort de François Mitterrand, Ségolène Royal a salué un "bon esprit de rassemblement": "tous ceux qui pensent que nous allons être divisés seront déçus ils n'auront pas ce plaisir-là".

Laure Bretton, édité par Yves Clarisse

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