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Le combat ne fait que commencer, prédit Marine Le Pen

Marine Le Pen a estimé dimanche soir que le combat ne faisait que commencer. La présidente du Front national est créditée de la troisième place avec près de 20% des suffrages. /Photo prise le 22 avril 2012/REUTERS/Pascal Rossignol

Marine Le Pen a estimé dimanche soir que le combat ne faisait que commencer. La présidente du Front national est créditée de la troisième place avec près de 20% des suffrages. /Photo prise le 22 avril 2012/REUTERS/Pascal Rossignol - -

PARIS (Reuters) - Le combat ne fait que commencer, a déclaré la présidente du Front national, Marine Le Pen, dimanche au soir du premier tour de la...

PARIS (Reuters) - Le combat ne fait que commencer, a déclaré la présidente du Front national, Marine Le Pen, dimanche au soir du premier tour de la présidentielle où elle est créditée de la troisième place avec près de 20% des suffrages.

"Ce premier tour n'est pas une fin en soi mais le commencement d'un vaste rassemblement des patriotes de droite comme de gauche", a-t-elle dit devant ses partisans.

Avec 18% à 20% des suffrages selon les instituts de sondage, Marine Le Pen est créditée d'un score nettement supérieur au précédent record du FN établi en 2002 par son père qui, avec 16,88% des suffrages, avait devancé le socialiste Lionel Jospin pour figurer au second tour de l'élection présidentielle face à Jacques Chirac.

"Il ne s'agit là que d'un début. Maintenant, face à un président sortant à la tête d'un parti considérablement affaibli, nous sommes désormais la seule véritable opposition à la gauche ultralibérale laxiste et libertaire", a poursuivi Marine Le Pen.

Misant sur la stratégie de "dédiabolisation" qu'elle mène depuis janvier 2011 à la tête du FN, Marine Le Pen avait dit espérer réunir plus de 20% des suffrages au premier tour.

Forte de son résultat, la présidente du FN peut espérer ramasser la mise aux élections législatives du juin à la tête d'un "Rassemblement Bleu Marine" susceptible d'attirer des élus UMP soucieux de sauver leur siège, en danger en cas de "triangulaires" avec le FN.

Marc Joanny, édité par Yves Clarisse

REUTERS