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Le FN présent au second tour dans tous les cantons de Marseille

Le Front national a obtenu plus de 30% des voix à Marseille, lors du premier tour des cantonales et sera présent au second tour dans tous ses cantons. /Photo prise le 20 mars 2011/REUTERS/Vincent Kessler

Le Front national a obtenu plus de 30% des voix à Marseille, lors du premier tour des cantonales et sera présent au second tour dans tous ses cantons. /Photo prise le 20 mars 2011/REUTERS/Vincent Kessler - -

MARSEILLE (Reuters) - Le Front national a obtenu plus de 30% des voix dans la deuxième ville de France lors du premier tour des cantonales et sera...

MARSEILLE (Reuters) - Le Front national a obtenu plus de 30% des voix dans la deuxième ville de France lors du premier tour des cantonales et sera présent au second tour dans tous ses cantons.

Dans les Bouches-du-Rhône, le parti de Marine Le Pen sera présent au second tour dans 26 des 29 cantons renouvelables. A Marseille, il est le seul à se maintenir dans les 11 cantons, flirtant avec ses scores historiques du milieu des années 1980.

"Je n'en suis pas surpris, les gens en ont marre des promesses non tenues par l'UMP, comme par le PS", a déclaré le leader du FN à Marseille, Stéphane Ravier.

L'extrême droite se retrouvera dimanche prochain en situation de duel à Marseille six fois contre un candidat socialiste et cinq fois contre un UMP.

"Je ne peux pas me réjouir de voir le Front national dépasser les 30% dans ma ville, même si l'ampleur de l'abstention ne permet pas de tirer de véritables enseignements de ce scrutin", a dit le maire UMP Jean-Claude Gaudin, qui prône un "sursaut autour des valeurs de la République" au second tour.

A Marseille, le taux de participation a été de 40,40%, soit près de 20 points de moins qu'aux scrutins de 2004 et de 2008.

Dans ce contexte, l'UMP s'en sort un peu mieux que le PS en plaçant au second tour ses trois conseillers sortants et en se retrouvant en ballotage favorable dans deux cantons jusqu'ici détenus par la majorité socialiste du département.

Même s'il s'en défend en affirmant qu'il n'y a pas eu de "sanction des affaires", le président socialiste du conseil général, Jean-Noël Guérini, a sans doute payé au prix fort les vives critiques internes au PS sur le fonctionnement de la fédération des Bouches-du-Rhône qu'il dirige.

L'incarcération de son frère Alexandre poursuivi dans une affaire de marchés publics supposés frauduleux a aussi pu inciter les électeurs à bouder le Parti socialiste.

Deux sortants socialistes ont ainsi été écartés sans ménagement du second tour dans la cité phocéenne.

Seul candidat à ce jour à sa propre réélection à la tête de l'exécutif départemental, Jean-Noël Guérini a appelé "l'ensemble de républicains à faire barrage au Font national".

Le Front national dit ne pas douter pas de pouvoir conforter au second tour la "vague marine" dans une cité qui lui a offert, en 1985, le premier conseiller général élu sous ses couleurs.

Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse

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