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"Love story" entre Manuel Valls et le Medef, la sortie fracassante d’Emmanuel Macron sur les 35h, jihad en Syrie et décapitation sordide à Argenteuil… c'est le Top de Bourdin Direct de ce jeudi.

Le nouveau gouvernement va-t-il faire sauter le verrou des 35h ?

La question est posée par le tout nouveau ministre de l'Economie, Emmanuel Macron.

Lundi, juste avant sa nomination, il a accordé une interview au magazine le Point. Il s'attaque de front à la durée du temps de travail. "Nous pourrions autoriser les entreprises et les branches, dans le cadre d’accords majoritaires, à déroger aux règles en vigueur", dit-il. Et déjà les premières réactions et un soutien parmi les patrons et à droite.

A 7h10 sur RMC, le vice-président du Medef, Thibault Lanxade, approuve : "Il faut assouplir toutes les règles et notamment celle du temps de travail. Il faut renégocier dans les entreprises. On ne peut pas comparer le temps de travail dans un salon de coiffure, d’un pilote d’Air France ou d’un manutentionnaire. Il faut revoir les dispositifs, sans forcément nuire au dialogue social. C’est comme ça qu’on arrêtera les 35 heures "

Même ton de la part du député et ancien premier ministre UMP, François Fillon, face à Jean-Jacques Bourdin à 8h35 sur RMC et BFMTV : "Nous aurions dû le faire en 2007. Ce serait évidemment une très bonne nouvelle. Cela voudrait dire que la gauche revient sur cette erreur. Ce serait extraordinaire, formidable. Si on nous propose sans conditions de soumettre aux salariés le temps de travail dans l’entreprise je vote sans hésitation".

L’ancien Premier ministre revient aussi sur la déclaration d’amour de Manuel Valls aux patrons, ovationné : "Ceux qui ont été torturés se lèvent pour leur bourreau. Manuel Valls dit qu’il veut mener une politique libérale. Mais tant que sa majorité ne l’accepte pas, ce n’est que du discours".

La colère d'une mère après le départ de son fils en Syrie

Quand Bryan a quitté la maison, Nadine a immédiatement signalé à la police qu’il était peut-être parti en Syrie pour faire le jihad. Mais, selon elle, les policiers n’ont pas tenu compte de ses craintes. Bryan, 16 ans à l'époque, est parti de Nice fin décembre dernier avec trois autres jeunes. Sa mère avait pourtant multiplié les courriers au ministère de l'intérieur, mais elle n'a eu aucune réponse. Il y a un mois, elle a décidé d'engager une action contre l'État, et a déposé un recours préalable. Elle espère qu’on reconnaîtra que la France est coupable dans le départ de son fils.

À 8h10, le témoignage de Nadine sur RMC : "Ils n’ont rien fait pour empêcher le départ de mon fils alors que je l’ai signalé. Et il était encore en France à ce moment-là. Ils n’ont pas pris ça au sérieux. Ce n’est pas normal qu’un jeune mineur parte avec sa carte d’identité. Pour moi l’État est responsable. Les jours et les mois passent et je me sens abandonné. Moi ce que je veux, c’est que l’on me ramène mon fils".

Trois colocataires, deux cadavres et une décapitation

Effroyable découverte des policiers d'Argenteuil dans la nuit de mardi à mercredi. Deux hommes d'une trentaine d'année sont morts dans des circonstances encore très obscures. L'un a été égorgé, l'autre décapité. A leur arrivée, dans l’appartement les policiers ont trouvé le 3ème locataire qui est depuis en garde à vue. Ils ont surtout découvert une scène atroce : "Au cœur d’une ville, à deux pas du commissariat, une décapitation, c’est un crime qui sort de l’ordinaire" raconte à 7h sur RMC Loic Travers du syndicat Alliance. "C’est l’horreur à l’état pur. Arriver sur une telle scène de crime, c’est extrêmement violent, pour n’importe quel policier".

Les opinions:

Assouplissement des 35h: Macron a-t-il raison? 

Manuel Valls a-t-il raison de faire confiance aux patrons?

E.B.