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Les sacs plastique légers interdits au 1er juillet: "Ca fait dépenser de l'argent en plus"

Les sacs en plastique légers sont interdits à partir de vendredi 1er juillet.

Les sacs en plastique légers sont interdits à partir de vendredi 1er juillet. - -

A partir de vendredi 1er juillet, les sacs en plastique à usage unique seront interdits. Si les commerçants ont pris les devants, les clients doivent s'organiser.

Les sacs plastique aux caisses des magasins seront bientôt de l'histoire ancienne. Vendredi entre en vigueur l'interdiction des sacs à usage unique, prévue par la loi sur la transition énergétique. Sont concernés les sacs les plus fins, d'une épaisseur inférieure de 50 microns, aussi bien distribués dans les supermarchés que dans les petits commerces, et qui polluent notamment les rivières et les mers. Dans un supermarché du 11e arrondissement de Paris, Danièle est prête pour la transition. 

"J'ai deux petits sacs en permanence dans mon sac à main et je m'en sers pour emmener mes courses. C'est écologique, c'est du bon sens, ce n'est pas compliqué à mettre en place", assure cette acheteuse.

D'autres clients comme Benjamin sont au contraire à la traîne. Il profite jusqu'au dernier moment de ces sacs, pratiques pour emporter ses courses. "On a tendance à faire des petites courses chaque jour plutôt que de faire une fois des grosses courses. Là, par exemple, j'arrive de chez moi et je n'ai pas pris de sac. Donc je vais devoir prendre des sacs plastiques tant qu'il y en a, je ne suis pas très prévoyant…"

"Ca fait dépenser de l'argent en plus"

Aux caisses, les grandes surfaces ont souvent déjà fait disparaître ces sacs à usage unique, les commerçants proposent alors des sacs réutilisables moyennant quelques centimes. Malgré leur faible prix, des clients comme Névine sont révoltés de voir cette interdiction répercutée sur les acheteurs.

"On paye déjà ses courses, on paye pour manger et en plus on devrait payer ce qui avant nous était fourni gratuitement pour les transporter. Ça fait dépenser de l'argent en plus. Il y a des gens qui n'ont pas beaucoup de moyens, je ne trouve pas ça honnête de les faire payer en plus", estime ce client.

Certains établissements comme celui que dirige Matthieu ont décidé de ne pas faire payer leurs clients. "On préfère les donner à titre gratuit, on pense que c'est un service pour le client. On accompagne ça d'une petite leçon de morale, on glisse un petit mot en leur disant que c'est bien si la prochaine fois ils ont leur sac, c'est toujours mieux pour la planète", glisse ce commerçant. L'interdiction de ces sacs plastiques n'est qu'une première étape. Au 1er janvier 2017, les sacs pour les fruits et légumes seront à leur tour interdits

C. B avec Constantin de Vergennes