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Louis Aliot: "Voilà pourquoi le FN a emprunté à une banque russe"

Louis Aliot, vice-président du Feront National.

Louis Aliot, vice-président du Feront National. - Bertrand Guay - AFP

Le vice-président du Front National a justifié l'appel à une banque russe pour financer le parti, ce mardi chez Jean-Jacques Bourdin. Il a aussi appelé les banques françaises à prêter à tous les partis, afin d'assurer la pluralité politique.

Les banques Françaises refusent-elles d'accorder des prêts au Front national ? C'est la théorie de Marine Le Pen pour justifier l'emprunt de 9 millions d'euros à une banque russe. Lundi, la présidente du FN a dévoilé les lettres de quatre banques françaises (CIC, UBS, LCL, BNP Paribas) adressées entre les 3 et 11 juillet au trésorier du FN, dans lesquelles elles expliquent pourquoi elles ne comptent pas prêter au parti.

"Avec un taux de 6%, ce n'est pas un cadeau"

"Les banques françaises, après des sollicitations multiples de notre part, ont toutes décliné nos demandes de crédit", a regretté le vice-président du FN, Louis Aliot, ce mardi chez Jean-Jacques Bourdin. "C'est pourquoi on a été obligé de souscrire un crédit auprès d'une banque russe qui nous a prêté à un taux de 6%, ce qui n'est pas un cadeau".

Le FN avait-il des garanties solides ? Oui, répond Louis Aliot, qui explique : "Parmi les garanties solides, il y a par exemple de la subvention que nous percevons chaque année de l'Etat".

"Risque de confiscation de la politique par le PS et l'UMP"

"Nous avons apuré la dette, nous vivons modestement et nous avons une situation financière saine", a assuré le vice-président du Front national. "Mais la politique demande beaucoup de moyens, car nous avons un appareil qui se développe, nous avons multiplié nos adhésions par quatre, nous avons de nouveaux élus et militants, et cela demande des moyens supplémentaires", a-t-il ajouté.

Louis Aliot a ensuite estimé que "la loi est mal faite", car "les partis sont remboursés de leurs frais après les élections, après avoir dépensé l'argent". "Mais pour le dépenser, il faut l'avoir", a-t-il soulevé. Il a appelé les banques françaises à faire crédit à tous les partis, car "sinon, ce sera la confiscation de la politique par ceux qui ont déjà de l'argent, c'est à dire l'UMP et le PS".

Philippe Gril avec Jean-Jacques Bourdin