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Marylise Lebranchu sur les régions : "On ne peut pas y aller à la hache"

Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l'Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique.

Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l'Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique. - -

La ministre de la réforme de l'Etat Marylise Lebranchu était invitée ce jeudi matin sur RMC et BFMTV. Au menu : le grand projet sur la décentralisation et les économies de l'Etat.

Grand projet sur la décentralisation et les économies de l'Etat : la ministre de la réforme de l'Etat Marylise Lebranchu était l'invitée, ce jeudi matin, de RMC et BFMTV. Voici ce qu'il fallait retenir de son interview:

Souci de simplification

Mercredi sur RMC, Thierry Mandon, porte-parole des députés socialistes, annonçait une réduction des régions, qui passeraient de 22 à 15 en métropole : Marylise Lebranchu avance beaucoup plus prudemment: "J’en ai discuté hier soir avec le président et le Premier ministre. On ne peut pas y aller à la hache", au risque de "perdre en efficacité pendant un ou deux ans". Et d'annoncer une probable proposition : "avoir une sorte de 'bonus malus' pour les collectivités territoriales, en les encourageant, financièrement, à fusionner".

La ministre a surtout évoqué "les intercommunalités où il y a des doublons, si on mutualise les services on sera mieux pris en compte pour les dotations de l'Etat."

Au sujet de la compétence des régions : "il y aura une loi en avril-mai pour augmenter ces compétences" (formation professionelle, aides directes, enseigenement).

"Je ne peux pas dire" que le nombre de fonctionnaires sera maintenu

Le nombre de fonctionnaires sera-t-il maintenu? "Je ne peux pas dire cela aujourd'hui. Ce serait une erreur", a expliqué Marylise Lebranchu, alors qu'elle était interrogée sur les économies que le gouvernement souhaite réaliser dans les dépenses de l'Etat.

"Les dépenses de l'Etat ont augmenté ces dernières années. Entre 21 et 22% de ces dépenses relèvent du train de vie de l'Etat. Tout le reste, c'est de la redistribution", a d'abord indiqué la ministre avant de préciser que dans la réforme de l'Etat : "On privilégie l'école et l'emploi. Il y a des négociations avec les syndicats."

Ce qu'il faut c'est "un Etat garant, un Etat protecteur, un Etat contrôle", a poursuivi cette proche de Martine Aubry. Mais dans cette démarche d'économies, le nombre de fonctionnaires sera-t-il revu à la baisse? "Je ne pense pas", a redit Marylise Lebranchu sans pouvoir s'engager sur cette question.

Le soutien indéfectible: "Martine Aubry n'est pas partie"

La maire de Lille Martine Aubry ferait-elle un bon Premier ministre? "Martine Aubry n'est pas partie", a répondu, dans un sourire, la ministre de la réforme de l'Etat.

Le titre de l'encadré ici

|||Etes-vous favorable à la réduction du nombre de régions ?

Hélène Favier