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Mort de Cabu: "Un très grand des lettres françaises qui a disparu"

Le dessinateur Cabu fait partie des victimes de l'attaque contre Charlie Hebdo.

Le dessinateur Cabu fait partie des victimes de l'attaque contre Charlie Hebdo. - Joël Saget - AFP

L'éditeur Jean-Louis Festjens a réagi ce mercredi après-midi à la mort de son ami Cabu, dans l'attaque contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo pour lequel il travaillait.

"Cabu est entré dans l'histoire". L'éditeur Jean-Louis Festjens a réagi ce mercredi sur RMC à la mort de son ami Cabu, dans l'attaque de Charlie Hebdo. 12 personnes ont été tuées dans l'attaque de la rédaction de l'hebdomadaire satirique par des hommes encagoulés munis de kalachnikovs. Parmi eux, cabui donc, mais aussi les dessinateurs Charb, Tignous et Georges Wolinsky. "Ils sont victimes de l'intolérance contre laquelle ils se sont tous battus", a dit Jean-Louis Festjens au cours de l'émission spéciale de Jean-Jacques Bourdin ce mercredi après-midi.

"Le plus gentil du monde"

"Cabu avait une hargne féroce dans ses dessins, mais le bonhomme, paradoxalement, était le plus gentil du monde, a décrit l'éditeur. Très profondément gentil et généreux. Rêveur. Il était le grand duduche. Il avait 76 ans et en paraissait 20 ans de moins. C'est un très grand personnage des lettres françaises qui a disparu".

Pas en guerre contre les islamistes

"Cabu n'était pas au cœur d'une bataille contre les islamistes, a-t-il poursuivi. Il était profondément anarchiste, opposé à tout endoctrinement religieux". Mais critiquer le fanatisme religieux "n'était pas le centre de son travail, il traitait plus les travers de la politique française ou l'armée. Et il est victime de quelque chose qui n'était pas le centre de son combat", a déploré Jean-Louis Festjens.

P. Gril avec JJ. Bourdin.