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Moscovici : baisse des impôts ? "cela dépend..."

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Le ministre de l'Economie était l'invité de BFMTV et RMC, au lendemain de l'intervention de François Hollande devant les milieux socio-professionnels.

Baisse des impôts dès 2015, en particulier pour les ménages ? On n'en est pas encore là pour Pierre Moscovici. Invité ce 22 janvier de BFMTV et RMC, au lendemain de l'intervention de François Hollande devant les représentants du patronat et des syndicats, le ministre de l'Economie et des Finances a été largement plus prudent.

"Cela dépend", a-t-il botté en touche, expliquant qu'une telle baisse ne pourrait avoir lieu que dans "un contexte". Pour résumer, "il faut réduire de 50 milliards la dépense publique d'ici 2017", il faut un retour de la croissance, et que les entreprises jouent le jeu, pour qu'une telle baisse soit envisagée.

"Ce qui est prévu, c'est une baisse des prélèvements obligatoires à la fin du quinquennat", a-t-il précisé. Mais "si la croissance est plus forte et s'il y a plus d'économies, donc s'il y a des marges de manoeuvres", il pourrait y avoir des baisses plus rapides, a-t-il lâché tout de même.

"Nous avons prévu 0,3 point de baisse des prélèvements obligatoires en 2017", a-t-il rappelé.

Une croissance de plus de 1% en 2014

L'entrée de l'Etat au capital de PSA Peugeot Citroën, qui devrait s'effectuer "sur un pied d'égalité" avec le chinois Dongfeng, est un acte "historique", pour le ministre de l'Economie, qui ne précise pas si la future présence de l'Etat dans le capital sera définitive.

Sur la croissance, Pierre Moscovici croit à "plus de 1% en 2014 et plus de 1,5% en 2015". Il a toutefois tempéré ces propos en ajoutant que pour autant il n'avait "pas de raison" pour l'instant de modifier sa prévision officielle, soit une croissance de 0,9% cette année, puis 1,7% l'an prochain.

Sur PSA, il a qualifié "d'historique" la décisison du conseil de surveillance du groupe, dimanche dernier, de poursuivre les négociations en vue d'une augmentation de capital. Mais il n'a pas précisé si la future présence de l'Etat dans le capital serait définitive.

Le ministre de l'Economie a, par ailleurs, qualifié de choquants les hauts salaires versés aux nouveaux dirigeants par la banque Dexia, en cours de démantèlement. Trois dirigeants de la banque franco-belge, nommés à la mi-décembre, ont vu leur salaire augmenter de 30% au 1er janvier, à 450.000 euros par an.

La rédaction