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Nom des régions: "Grand Est, c'est pas trop mal", estime un Rémois

Le choix d'un nom de région, une question sensible. (Photo d'illustration)

Le choix d'un nom de région, une question sensible. (Photo d'illustration) - Philippe Huguen - AFP

TEMOIGNAGES - Les présidents des sept nouvelles grandes régions françaises, élus ce lundi, devront décider d'un nom pour leur collectivité. En Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, les citoyens vont pouvoir donner leur avis dans le cadre d'une consultation électronique. RMC s'est rendue à Reims, où le sujet fait déjà réagir.

Le vendredi 18 décembre dernier ont été élus les présidents des régions inchangées (Bretagne, Ile-de-France, Centre, Pays de la Loire et PACA). C'est maintenant au tour des sept nouvelles grandes régions d'élire, ce lundi, leurs nouveaux présidents. Une élection sans surprise puisque les listes qui l'ont emporté aux régionales de décembre dernier sont assurées de voir leurs chefs de file au pouvoir.

En tout, trois super-régions reviendront aux parti Les Républicains: le Nord-Pas-de-Calais Picardie à Xavier Bertrand, l'Auvergne Rhône-Alpes à Laurent Wauquiez et la Champagne-Ardenne-Lorraine-Alsace pour Philippe Richert.

Consultation électronique

Trois autres régions seront gouvernées par des socialistes: Alain Rousset en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, Carole Delga en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées et Marie-Guite Dufay en Bourgogne Franche-Comté. L'ancien ministre centriste Hervé Morin (UDI) prendra quant à lui la tête de la nouvelle région Normandie.

Ces nouvelles têtes d'exécutifs régionaux devront dans un premier temps décider d'un nom pour leur nouvelle région. Ils ont jusqu'au 1er juillet pour faire un choix.

En Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, les citoyens vont pouvoir donner leur avis dans le cadre d'une consultation électronique. L'assemblée régionale donnera un avis définitif après étude des propositions.

"Acal, ça fait penser à Antikal"

RMC s'est rendue à Reims, sous-préfecture de l'ancienne région Champagne-Ardenne. A peine quelques jours après l'entrée en vigueur du redécoupage territorial, le sujet fait déjà réagir.

Pas question de choisir un acronyme comme Acal, pour Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Voilà au moins une chose sur laquelle tombent d'accord les Rémois, à commencer par Alain:

"Le mot Acal fait penser, un peu, à Antikal, l'anticalcaire", rigole-t-il au micro de RMC. "C'est pas très beau". Pour lui le nouveau nom doit être en rapport avec la géographie de la région. "Je trouve que Grand Est, c'est pas trop mal. Ca situe tout de suite la région".

"C'est notre héritage, quelque part"

Le mot "Champagne" ne figurerait donc pas sur les panneaux du nouveau territoire. Impensable pour Jocelyne:

"La Champagne, pour nous, c'est très important. C'est notre héritage, quelque part, même si l'on n'est pas vigneron".

Le sujet est sensible. Philippe Richert, qui présidera cette nouvelle région, va donc lancer une consultation par internet d'ici la fin du mois pour recueillir les avis de tous les citoyens:

"Un nom comme cela, choisi simplement par les élus, je crois que cela aura beaucoup de mal à passer sans avoir associé de façon importante nos concitoyens et ceux qui se sentent concernés par ce débat", explique-t-il à RMC.

Le nouveau nom de la région sera officialisé d'ici trois à quatre mois.

C. P. avec Benoît Ballet