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On laisse s'installer l'idée que les musulmans sont potentiellement violents

Mohammed Moussaoui, président d'honneur du CFCM, ce mardi sur RMC.

Mohammed Moussaoui, président d'honneur du CFCM, ce mardi sur RMC. - Capture RMC Découverte

Mohammed Moussaoui, président de l’union des mosquées de France, a justifié ce mardi sur RMC le boycott la veille du dîner annuel du Crif par le Conseil Français du Culte Musulman. Il a déploré les propos du président du Crif, Roger Cukierman, stigmatisant "les jeunes musulmans".

Ce sont des "propos inadmissibles", "une faute". Invité d'Adrien Borne ce mardi sur RMC, Mohammed Moussaoui, président de l’union des mosquées de France, a justifié le boycott la veille du dîner annuel du Crif par le Conseil Français du Culte Musulman. Le CFCM n'a pas digéré les propos de Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France, qui a estimé que "toutes les violences aujourd'hui sont commises par des jeunes musulmans".

"Des propos inadmissibles"

"Ce sont des propos inadmissibles, a réagi Mohammed Moussaoui sur RMC. Associer toutes les violences aux jeunes musulmans était une faute". Pour le président d’honneur du CFCM, les propos étaient clairs: il y avait une stigmatisation des musulmans de France qui n'était pas acceptable. Depuis un certain temps on essaie de mettre en avant l'appartenance religieuse de l'auteur des violences en France. C'est une erreur, qui laisse s'installer l'idée que les musulmans sont potentiellement violents".

"Associer islam et fascisme est insupportable"

"L'autre erreur, c'est d'utiliser des expressions comme islamo-fascisme pour désigner cette violence. Du coup, les musulmans sont regardés comme les problèmes de la France", a regretté Mohammed Moussaoui, revenant sur les propos de Manuel Valls. "Associer islam et fascisme est insupportable. Personne n'accepterait le terme franco-fascisme, ce serait une offense inacceptable pour tous les Français que nous sommes", a fait valoir le président de l’union des mosquées de France.

Philippe Gril avec Adrien Borne