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Pacte de responsabilité: "Qu'on se réunisse cette semaine", demande Laurent Berger

Laurent Berger secretaire général de la CFDT.

Laurent Berger secretaire général de la CFDT. - -

Laurent Berger, le patron de la CFDT, était l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV. Il appelle au dialogue entre taxis et VTC pour sortir de cette crise qui promet de durer, il réclame aussi un débat sur le pacte de responsabilité.

Ce mardi sur RMC et BFMTV, Jean-Jacques Bourdin recevait Laurent Berger. Le secrétaire général de la CFDT en a profité pour commenter la grogne des taxis à l'encontre des VTC. "Le marché s'ouvre inéluctablement", a-t-il indiqué invitant les protagonistes à discuter. "Il faut réunir tout le monde autour de la table", a-t-il lancé.

Sur le pacte de responsabilité

Laurent Berger réclame aussi un dialogue en plein débat sur le pacte de responsabilité. Le patronat aura droit à des allégements des charges mais les syndicats veulent leur aussi part du gâteau, et la CFDT souhaite en parler avec le Medef. "Je veux qu'on se réunisse rapidement, là, cette semaine, autour de la table pour regarder. Le Premier ministre nous a donné jusqu'à la fin du mois pour se mettre d'accord sur quelles contreparties il y a à ce pacte de responsabilité. Il faut des allègements la première année. Un peu d'autres la deuxième année et encore plus la troisième. Et, en fonction de la tenue des engagements sur l'emploi, sur l'apprentissage, sur les classifications, sur le dialogue social… Si ces engagements ne sont pas tenus, la baisse des prélèvements obligatoires devra stopper. C'est ça, la responsabilité"

"On ne touche pas au pouvoir d'achat des salariés"

Laurent Berger a aussi fixé une ligne rouge sur les sources d'économie de l'Etat et les 50 milliards à trouver. Pas touche à l'avancement des fonctionnaires, au pouvoir d'achat des salariés ou au service public. "Il y a un problème d'endettement public, on le dit depuis longtemps à la CFDT. C'est hors de question de geler l'avancement des fonctionnaires. On peut discuter mais on ne touche pas au pouvoir d'achat des salariés et des fonctionnaires. On ne touche pas aux services publics (éducation, santé) et on doit avoir un dialogue social", a encore lancé Laurent Berger.

La rédaction